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L’ouverture de la quinzaine a eu lieu avant-hier en présence du Premier ministre, -Ousmane Issoufi Maïga, suivie d’une conférence-débats tenue hier au Mémorial Modibo Kéïta. C’était en présence des directeurs du STP, M. Mamadou Gakou, de l’ADEM, M. Agatan, de DRA, M. Abdoulaye Traoré, et de M. Mamadou Tandja le conférencier. Plusieurs femmes teinturières sont venues de toutes les communes du district pour assister à aux débats.

Avant la cérémonie proprement dite, une minute de silence a été observée à la mémoire du maire du district de Bamako, Moussa Badoulaye Traoré, décédé avant hier. Cette année, notre pays a pris comme thème : «les méfaits des eaux usées sur la santé humaine et sur l’environnement».

En effet, l’objectif principal de cette conférence était de sensibiliser et d’informer l’ensemble des femmes qui font la teinture comme profession et des dangers des produits utilisés. Selon le directeur de l’ADEM, M. Agatan, la teinture est devenue une activité génératrice de revenu qui fait non seulement nourrir des milliers de familles, mais également absorbe le chômage.

Par ailleurs, elle engendre des dangers énormes sur la santé et l’environnement dont les premières victimes sont les teinturières et deviendra dangereux pour toute la société et surtout celles qui sont implantées au bord du fleuve dont leurs eaux usées sont rejettées.Compte tenu de cette réalité, l’Etat, à travers ses services d’assainissement, n’a cessé de trouver des voies et moyens pour subvenir au besoin de ces femmes face aux dangers exposés.

Quand au directeur régional de l’Assainissement, M. Abdoulaye Traoré, il a précisé qu’actuellement au Mali, plus de 9 000 femmes pratiquent cette activité. Compte tenu de l’importance de cette activité, les services de l’environnement et de l’assainissement, en l’occurrence la DRA, l’ADEM, le STP et plusieurs autres sont entrain d’élaborer plusieurs mesures visant à faciliter aux femmes, l’accès pour qu’éventuellement, les teinturières puissent se retrouver ensemble sur un même lieu de travail; cela est évident pour chaque commune du district.

Mais avant leur délocalisation, M. Traoré a demandé à toutes les femmes teinturières de creuser des fosses à parois étanches, c’est-à-dire, des trous remplis de cailloux pour pouvoir récupérer ces eaux et les déporter hors de danger.

Après avoir écouté avec un intérêt particulier ces mesures pratiques, les femmes ont évoqué plusieurs préoccupations à savoir : les problèmes liés à la concurrence de leur mode pour éviter que les unes ne copient le model des autres ; les risques liés aux attaques personnelles, surtout ceux qui seront loin du lieu de travail ; également le manque de matériel de travail pour éviter les maladies toxiques…

En comprenant les préoccupations des unes et les autres, le Directeur régional de l’assainissement a exhorté les femmes à former des coalitions pour que désormais, elles puissent discuter sur leur propre problème en évitant surtout les maladies liées à la teinture. A ces dires, sa direction ne ménagera aucun effort pour satisfaire la préoccupation des teinturières.

Hady Barry

7 juin 07