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Le président de la République Ibrahim Boubacar Keita a été reçu mardi matin à l’Elysée par le président français François Hollande. Les deux chefs d’Etat ont eu un entretien d’une heure. A la sortie, ils n’ont fait aucune déclaration.

Mais la longueur de l’entretien témoigne bien de l’attention portée à l’actualité brûlante de notre pays. Les deux hommes ont certainement évoqué les soubresauts qui continuent de secouer le Septentrion malien depuis la semaine dernière. Un attentat suicide a eu lieu à Tombouctou faisant des morts et des blessés. Les éléments du MNLA s’affrontent avec l’armée à Kidal où un attentat suicide a fait un flop. Tous ces événements interviennent après la décision des groupes armés de se retirer de l’accord préliminaire de Ouagadougou signé le 18 juin dernier pour permettre à l’élection présidentielle de se tenir à la date du 28 juillet.

La brusque montée d’adrénaline oblige le Mali et la France à se serrer les coudes davantage pour faire face militairement à la recrudescence des activités des djihadistes et pour trouver une solution pacifique aux revendications des indépendantistes.

Ce sont les récents événements qui ont d’ailleurs amené le président Keita à écourter sa visite officielle à Paris. Initialement son séjour aurait dû se prolonger jusqu’au 3 octobre. Le chef de l’Etat devait être reçu au Quai d’Orsay par le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, ensuite par le président du Sénat Jean-Pierre Bel. Il avait rendez-vous également avec les parlementaires de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française pour une séance de travail.

B. TOURE

Envoyé spécial

L’Essor du 2 Octobre 2013