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Le Mali, malgré les grands efforts des autorités, manque de routes.
Malheureusement, les quelques axes routiers existants, faute d’entretien régulier, se dégradent continuellement, constituant un véritable calvaire pour les usagers.

Le 26 septembre 2006, le conseil des ministres, en sa session ordinaire, a examiné et adopté une communication relative à l’ouverture de postes de péage/pesage et de postes de péage qui sera applicable à compter du 1er janvier 2007. Les automobilistes, poids légers et poids lourds, vont devoir payer pour l’usage des routes avec l’installation prochaine de 18 postes de péage/pesage sur nos principaux axes routiers.

Cette mesure, entre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de désenclavement intérieur et extérieur de notre pays et de l’amélioration des conditions de circulation et de sécurité routières.

Aux termes de la loi, les ressources de l’Autorité routière proviennent des redevances d’usage routier sur les véhicules admis à la circulation et d’usage routier sur les produits pétroliers, du péage routier et de la redevance de concession d’infrastructures routières.

Depuis 2002, la perception des redevances d’usage routier sur les véhicules et sur les produits pétroliers est effective.

Cette décision, une exigence des bailleurs de fonds, permettra à l’Autorité routière, chargée d’assurer le financement des travaux d’entretien du réseau routier, de générer des ressources en vue d’assurer l’entretien routier.

En effet, depuis plusieurs mois déjà, des essais de péage/pesage aux postes de Niamana, de Kati et de Diboli à la frontière avec le Sénégal sont en cours.

Le mécanisme de mise en œuvre du péage sur les axes routiers prévoit une tarification forfaitaire pour les véhicules légers et les véhicules de transport public de personnes et une tarification qui est fonction de la catégorie et du poids total pour les véhicules lourds de transport de marchandises.

Les nouveaux montants, qui seront institués, seront reversés dans les caisses de l’Autorité routière. Ces montants qui ne sont pas encore définis. Ils remplaceront toutefois les droits de traversée routière (DTR).

Bon nombre de transporteurs, de syndicats, bien qu’appréciant la mesure, aimeraient que les tarifications restent raisonnables.
Ils demandent cependant une gestion transparente des fonds qui seront générés, ainsi qu’une grande sensibilisation avant l’entrée en vigueur de cette loi.

25 octobre 2006.