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Nous ne pouvons douter un seul instant de votre capacité d’analyse, je gage que la direction du PARENA fera des résultats de vos travaux une feuille de route en vue de sortir les hommes et les femmes qui ont été victimes des privatisations sauvages de leur situation précaire et empêcher le bradage de ce qui reste encore de nos sociétés et entreprises d’Etat”, clamait jeudi dernier Dager Sogoba, membre du Parti pour la renaissance nationale (PARENA).

C’était à l’occasion de la clôture de l’atelier que le parti a organisé sur les privatisations au Mali. Cette déclaration de Dager donne le ton de ce qui va désormais constituer le cheval de bataille du PARENA dans les jours et mois à venir. Mais s’agissant des propositions, ce n’est vraiment pas une nouveauté au parti du bélier blanc.

Notre pays va mal, le Mali souffre de mal gouvernance. Pour le soigner, le PARENA a toujours fait des propositions concrètes. Vos suggestions permettront de mieux gérer nos sociétés et entreprises d’Etat et circonscrire les effets collatéraux des privatisations”, a poursuivi M. Sogoba.

Organisé par la direction du Parena, en partenariat avec la fondation Friedrich Ebert, l’atelier avait pour objectifs de permettre aux cadres du parti d’avoir une lisibilité sur l’historique de nos sociétés et entreprises d’Etat, de mesurer les conséquences des privatisations et de proposer des solutions.

Le Pr Abdramane Sanogo, doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université de Bamako et Mme Aminata Barry, gestionnaire, présidente de la Coalition africaine des alternatives dettes et développement(CAD Mali) étaient invités pour entretenir les militants du parti sur la problématique.

Ces conférenciers ont présenté des communications sur les “dimensions sociales des privatisations”.

Le Pr Sanogo a rappelé le concept de privatisation et l’a défini comme la “vente ou la cession à des investisseurs de capitaux privés de tout ou partie d’une entreprise publique” ou “une action consistant à transférer au secteur privé des pans dépendant de la puissance publique”.

Puis, le conférencier a fait l’historique des privatisations, a parlé d’un cas concret de privatisation, celle de la Compagnie malienne du développement du textile(CMDT) en cours de négociation, avant d’aborder les impacts des privatisations dont il a identifié deux types : les impacts positifs et ceux négatifs.

Quant à Mme Barry, sa communication s’est articulée autour du contexte des privatisations, les reformes structurelles et les impacts sociaux des privatisations.

La conférencière a ensuite établi un lien entre privatisation et atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement(OMD).
Les participants ont estimé que les travaux qui ont suivi ces deux conférences ont été hautement importants. Ils ont même eu droit à la visite des responsables syndicaux de la CMDT qui ont fait le point sur leur lutte contre la privatisation de leur entreprise.

Au cours des débats, des points comme l’ouverture du capital des entreprises en difficulté aux employés, la mise en avant des causes internes des privatisations ont été abordés par les militants.

Soumaila T. Diarra

27 Juin 2008