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Plus rien ne bloque l’entrée en activité des entrepôts sénégalais au Mali (ENSEMA). Bamako a abrité, du 21 au 23 août 2006, le séminaire de lancement de l’exploitation des ENSEMA-SA. Au cours de ce séminaire, des experts de plusieurs pays d’Afrique de l’ouest ont réfléchi sur le cadre juridique et le mode opératoire des ENSEMA-SA.

La rencontre de trois jours a regroupé une vingtaine d’experts venus du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Sénégal. Elle a aussi enregistré la participation de deux spécialistes mandatés par l’UEMOA.

Ils ont réfléchi sur les différents types d’exploitation possibles pour les ENSEMA-SA, société à capitaux provenant essentiellement de privés sénégalais et maliens.

Au terme de leurs travaux, les experts ont proposé le meilleur système d’exploitation pour les opérateurs économiques qui auront à recourir aux services des entrepôts.

A la cérémonie de clôture, Khalilou Sanogho, secrétaire général du ministère de l’équipement et du transport a salué les recommandations pertinentes formulées par les experts.

Il a indiqué que toutes ces recommandations vont dans le sens de l’intégration des économies des Etats de l’Afrique de l’ouest.

Bâtis sur une superficie de 60 000 m2, les ENSEMA-SA sont constitués de 14 hangars de stockage de marchandises dont deux frigorifiques, ainsi qu’un bâtiment administratif destiné à accueillir les services des douanes et de sécurité.

Selon Ibra Guissé, directeur général des ENSEMA-SA, le projet vise à améliorer la fluidité du trafic ferroviaire sur l’axe Dakar-Bamako, en offrant des infrastructures sécurisées aux chargeurs.

« Il permet aux industriels sénégalais de se rapprocher du grand marché de l’UEMOA« , a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que le port sec que sont les ENSEMA ambitionne de compter au nombre de ses usagers des opérateurs économiques de pays sans littoral que sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger, mais aussi les hommes d’affaires du Bénin.

Assane Koné

24 août 2006.