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Le Coordinateur de l’Alliance pour refonder la gouverance en Afrique, Directeur du Centre d’Expertises Politiques et Institutionnelles en Afrique (CEPIA) et vice-président de l’Institut de Recherche et Débat sur la gouvernance (IRG) Ousmane Sy a organisé, le vendredi 14 mars à l’hôtel Nord-Sud, un dîner-débat autour des Actes du Colloque international de Bamako tenu en janvier 2007 sur le thème : «Entre tradition et modernité : quelle gouvernance pour l’Afrique ?».

D’éminentes personnalités : les professeurs Bakary Kamian, Bintou Sanankoua, N’Tji Idriss Mariko, Ali Nouhoum Diallo, Dr Mamadou Fanta Simaga, Dr Hamidou Magassa, Assan M’Baye, responsable du Groupe d’Initiative sur le pluralisme de l’Alliance, Richard Toé, spécialiste du N’Ko, Me Soyata Maïga, Commissaire de l’UA aux Droits de l’Homme, Mme Sy Kadiatou Sow, ancien ministre, Tiégoum Boubèye Maïga, Moussa Baba Coulibaly, tous deux journalistes… ont pris part à ce débat de haut niveau.

Ce dîner-débat a commencé par la présentation du colloque par Assan M’Baye, suivie de la projection du film de synthèse du même colloque et les discussions ont mis fin à cette soirée qui a permis de joindre l’utile à l’agréable.

Des thèmes tels que la transmission et la légitimité du pouvoir dans l’histoire ouest-africaine, le suffrage universel et les systèmes constitutionnels en question, rendre compte de la gestion du patrimoine commun, la place des langues nationales dans les systèmes éducatifs ont été abordés par les participants de 20 heures jusqu’aux environs de 0 heure.

Ainsi, le faible taux de participation aux élections, l’achat des consciences, l’impunité, la corruption, le mépris des valeurs culturelles africaines, l’influence de l’extérieur sur le pouvoir, le problème foncier ont été entre autres relevés comme étant des obstacles à la bonne gouvernance en Afrique.

Pour la France, la gouvernance est un processus. Elle touche toutes les dimensions économiques, sociétale, environnementale, politique et culturelle. Elle concerne les divers acteurs (public, privé, société civile) et leurs interactions.

En conclusion, l’ancien ministre Ousmane Sy a soutenu que le débat est toujours ouvert et que l’Afrique a besoin d’une nouvelle gouvernance, d’une nouvelle démocratie…

Chahana TAKIOU

18 Mars 2008.