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Ce premier pôle universitaire régional dans notre pays, va encadrer pour cette année, 415 étudiants dans les domaines de l’agroéconomie, l’hydraulique agricole, la production et la santé animale

La création de pôles universitaires à l’intérieur du pays est une option stratégique décidée par les pouvoirs publics. Elle résulte des recommandations du Forum national sur l’éducation tenu en 2008, qui avaient préconisé la création de pôles universitaires. L’Université de Ségou est le premier maillon d’une chaîne qui va s’étendre à tout le pays. Son amphithéâtre de 500 places a été inauguré vendredi. La cérémonie était couplée à la rentrée solennelle de l’Université.

jpg_univeriste.jpgLes deux événements étaient présidés par le Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde.

Les cérémonies ont mobilisé de nombreuses autres personnalités : le gouverneur de la Région de Ségou, Bouréima Seiba, le recteur de l’Université, Abdoulaye Traoré, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Modibo Traoré. Les responsables des services déconcentrés de l’éducation et de l’enseignement supérieur, des enseignants, des chercheurs, des étudiants et les notabilités de la ville, tous avaient tenu à être des témoins de l’événement historique. L’Université de Ségou, le premier pôle universitaire régional dans notre pays va contribuer au développement scientifique et économique de la Région.

Le gouverneur a expliqué que les filières créées sont porteuses. Elles contribueront à la mise en œuvre des innovations initiées dans le domaine du développement agricole, afin de favoriser l’émergence d’unités industrielles à Ségou. Une exigence faite à cette université est la formation de cadres compétents, de professionnels aptes à valoriser les potentialités agricoles de la région et créer une référence en matière de la recherche scientifique et technologique et du développement agricole. « Notre ambition pour l’Université de Ségou est d’en faire une institution d’enseignement et de recherche ouverte sur la vie économique, sociale et culturelle de toutes les communautés de la Région de Ségou. C’est dire combien nous tenons à ce que la première université régionale soit au service de la formation », a indiqué Mme Siby Ginette Bellegarde.

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la proximité de l’enseignement supérieur permet de valoriser les ressources de différents secteurs et de mettre en synergie les expériences en matière de recherche scientifique. La rentrée universitaire de Ségou était placée sous le signe de la redynamisation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a noté pour sa part Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé. L’université de Ségou est le premier maillon d’un projet qui sera plus tard élargi à d’autres régions. Pour le chef du gouvernement, en dépit des perturbations que connaît cet ordre d’enseignement, des efforts sont en cours de la part des pouvoirs publics dans une logique de sa redynamisation. Ces efforts doivent contribuer à répondre aux besoins socio-économiques du pays.

Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé a ensuite exhorté les autorités régionales de Ségou, les enseignants et les étudiants à s’investir, afin que ce premier coup d’essai soit couronné de succès. L’Université de Ségou est constituée de quatre facultés d’un institut : la Faculté agroéconomie et de médecine animale, la Faculté des sciences sociales, la Faculté des sciences de la santé, la Faculté de génie et des sciences, l’Institut universitaire de formation professionnelle. Pour l’année académique qui commence, elle va encadrer 415 étudiants qui seront répartis entre les filières agroéconomie, hydraulique agricole et production et santé animale.

La rentrée solennelle de l’Université a été aussi marquée par une conférence inaugurale sur le thème : « Formation académique et développement agricole : cas de Ségou ». Ladite conférence était animée par le directeur de l’Institut d’économie rural (IER), Bino Témé.

lundi 30 janvier 2012, par Ousmane Berthé

Essor


Déconcentration des structures universitaires : L’Université de Ségou inaugurée par le Premier ministre

Dans le cadre de la déconcentration des infrastructures universitaires de notre pays, le Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé a procédé, le vendredi 27 janvier, à l’inauguration officielle de la nouvelle Université de Ségou. Le chef du gouvernement a, par la même occasion, participé à la conférence de cette rentrée solennelle. La conférence, qui avait pour thème :  » Formation académique de qualité et développement agricole  » a été animée par le Directeur de l’Institut d’économie rurale (IER) le Dr Bino Témé.

Plusieurs membres du gouvernement ont fait le déplacement de la capitale des balazans pour cette inauguration. Il s’agit des deux ministres en charge de l’Education, de leurs homologues de l’Agriculture, de la Communication, de l’Emploi et de la formation professionnelle et de la Décentralisation. A ceux-ci, il faut ajouter la présence des recteurs et premiers responsables des grandes écoles. Et des étudiants avec à leur tête le Secrétaire général de l’AEEM, Ammadoun Traoré.

Première du genre dans notre pays, après celle de Bamako, l’Université de Ségou fait partie des recommandations du Forum national de l’éducation. Qui, faut-il le rappeler, avait recommandé la construction des pôles universitaires au niveau des régions.

Financée à hauteur de 900 millions de FCFA par le gouvernement du Mali, l’Université de Ségou, eu égard à la politique de l’Enseignement supérieur au Mali, est chargée de la formation supérieure pratique, spécialisée, professionnalisée, la formation post-universitaire et la formation continue.

Après la coupure du ruban symbolique par le Premier ministre, chef du gouvernement, le gouverneur de Ségou, Bouréïma Séyba, s’est réjoui de la construction de cet édifice dans sa région. Selon lui, cette nouvelle Université contribuera sans nul doute au développement socio-économique de la localité. C’est pourquoi, il a remercié les plus hautes autorités de leur soutien à cette politique de déconcentration de l’Université.

Quant au ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde, elle a souhaité que cette école soit un tremplin pour une formation de qualité et au service des générations futures.

Dans son intervention, le Premier ministre a confié cette Université aux autorités politiques, administratives et aux chefs coutumiers de la région.

Elle a souligné que cette première infrastructure n’est que le début d’une série de réalisations qui seront inaugurées dans les mois à venir sur le même site. Il s’agit, entre autres, de la construction du siège du Rectorat, de l’Institut universitaire de formation professionnelle, du restaurant universitaire, des dortoirs pour les étudiants et des infrastructures sportives.

« L’employabilité des diplômes de nos écoles supérieures en général, et de l’Université de Ségou en particulier, doit être une préoccupation constante des autorités rectorales et de leurs partenaires. Nous ne pouvons plus continuer à former des diplômés qui n’arrivent pas à s’insérer dans la vie active  » a soutenu le chef du Gouvernement. Cissé Mariam Kaïdama Sidibé a assuré les professeurs et les étudiants que l’Etat va prendre toutes les dispositions nécessaires pour qu’ils puissent travailler dans de bonnes conditions.

Kassoum THERA

L’Indépendant du 30 Janvier 2012