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Débutée le 8 mars dernier, la grève illimitée des enseignants de l’Institut universitaire de gestion (IUG) de Bamako se poursuit.

Plusieurs points de revendication sont à la base de cette grève. Selon le Pr. Adama Diabaté, il s’agit, entre autres, des textes de création de l’Unité de formation et de production (UFP), les arriérés des frais de correction et de surveillance…
L’Etat doit 62 millions de F CFA aux enseignants de cet institut, pour couvrir leurs arriérés au titre des années universitaires 2013-2014, et 2014-2015. Après de multiples tentatives pour attirer l’attention des autorités maliennes sur leur situation, les étudiants n’entendent plus baisser les bras.
Le 24 mai dernier, ils ont manifesté pour la reprise des cours. « Après avoir échoué dans les tentatives pacifiques, nous avons décidé d’informer l’autorité que nous souffrons et que nous voulons rentrer en classe », a indiqué Youssouf Coulibaly, porte-parole des étudiants.
« On a fait au moins trois mois de grève parce que nous sommes des enfants de pauvres. Eux, ils envoient leurs enfants étudier à l’étranger. Est-ce que l’Etat se soucie de notre avenir ? », s’est interrogé un manifestant.
Pour l’heure, les classes sont toujours fermées.
Reportage Le Sahélien
30 Mai 2016