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Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) menace de retenir les notes de fin d’année 2006-2007 des étudiants des facultés, instituts et grandes écoles jusqu’à satisfaction de ses doléances.

L’annonce en a été faite au cours d’une conférence de presse animée mardi à la Maison de la presse par le secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup), Abdou Mallé.

Abdou Mallé, assisté de Mamadou Ba, Moussa Tamboura, et Djibonding Dembélé, a justifié une éventuelle rétention des notes par la non satisfaction des revendications formulées dans un préavis de grève déposé en novembre 2006.

Celles-ci concernent l’octroi d’une indemnité de logement au personnel enseignant de l’enseignement supérieur et aux chercheurs, l’annulation totale des résultats des examens organisés par l’administrateur provisoire de l’ex-FSJE, « après le départ des enseignants en vacances » et l’organisation de nouveaux examens « dans le respect de la déontologie de l’enseignement » et enfin la satisfaction totale des points d’accords contenus dans le procès verbal de la réunion de conciliation Snesup-gouvernement, en date du 18 juillet dernier sur la réglementation des toûches liées aux examens et la régularisation de la situation administrative de certains enseignants.

Au cours de la conférence de presse, le Snesup s’est aussi prononcé sur la situation qui prévaut à la FSJP/FSEG et à la facultéde médecine (FMPOS) ainsi que les « prétendues mutations arbitraires » de certains enseignants, membres du Snec.

Des trois points de revendications, seul un point d’accord a été obtenu. Il concerne l’octroi d’une indemnité de logement a indiqué Abdou MallŽ. Sur les deux derniers points, le gouvernement avait promis des solutions mais rien n’est encore fait, déplore le syndicat.

« Le gouvernement a refusé d’honorer ses engagements et le Snesup a été obligé de réagir en vue de faire aboutir ses revendications » a indiqué Abdou Mallé pour qui « le gouvernement est responsable de la rétention des notes« .

Parlant de la situation à la FSJP/FSEG, les conférenciers se sont réjouis de la bonne tenue des examens et de l’élection des doyens des deux facultés en dépit de quelques difficultés.

« De mémoire d’homme, à la FSJP une équipe de surveillance n’a été aussi vigilante et efficace. L’Etat a déployé les forces de l’ordre nécessaires et le rectorat a lui aussi appuyé la bonne organisation des examens » a indiqué Abdou Mallé qui a toutefois fustigé le comportement de certains perdants du Comité Snec aux élections des doyens.

« Les prétendues mutations arbitraires de certains enseignants membres du Snec ne concernent que les perdants du procès en annulation des élections des doyens de la FSJP et de la FSEG » a expliqué Djibonding Dembélé.

Pour lui, les deux professeurs concernés par cette affaire, à savoir Cheick Hamala Fofana (géographe) et Sékéné Moussa Sissoko (professeur de lettres) n’ont aucune raison de rester à la FSJP, car leurs spécialités ne sont pas enseignées dans cette faculté.

« L’objectif du Comité Snec est de déstabiliser les nouveaux décanats de la FSJP et de la FSEG et faire pression sur le recteur pour annuler les mutations » ont expliqué les conférenciers qui ont juré ne pas se laisser faire.

Abordant la crise à la FMPOS, le Snesup a exprimé son inquiétude et a invité les pouvoirs publics et tous les acteurs de l’école à s’impliquer pour un dénouement heureux de la situation.

Be COULIBALY – L’Essor

17 octobre 2007.