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Comme annoncé, le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) a entamé sa grève perlée le 15 janvier. Un arrêt de travail de 48 h est observé dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique.

Après trois rencontres avec le gouvernent pour trouver une solution à ses doléances, le Syndicat national de l’enseignement (Snesup) a entamé mercredi une grève de 48 h. Cette action avait été annoncée à l’issue d’une AG le 21 décembre 2013. Les militants du Syndicat national de l’enseignement supérieur et ceux de la recherche scientifique avaient décidé d’observer une grève perlée si le protocole d’accord du 6 mars 2012 n’était signé.

Avec le préavis de grève déposé aux différents ministères concernés par le sujet, le gouvernement a ouvert les négociations avec le syndicat, le 9 janvier 2014. Le troisième round des négociations qui s’est tenu le mardi 14 janvier a fini en queue de poisson.

Au constat d’échec, le secrétaire général du Snesup, Dr. Abdou Mallé, a annoncé que la grève est maintenue. Elle a débuté le mercredi 15 janvier avec 48 h et se poursuivra avec 72 h. La grève illimitée sera entamée à partir du 20 janvier 2014. La grève de 48 h prend fin aujourd’hui.

Les points sur la table des négociations concernent la signature et l’application immédiate des accords du 6 mars 2012 et le paiement des heures supplémentaires 2012-2013, ainsi que le paiement du reliquat d’heures 2011-2012.

Cet accord du 6 mars est relatif à l’application intégrale du nouveau salaire des enseignants du supérieur et des chercheurs consigné, la transposition des assistants-docteurs dans le corps des maîtres-assistants, le remboursement de 11 mois d’arriérés de l’Assurance maladie obligatoire (Amo) et la prise en charge des omissions et de la 4e liste de non adhésion à l’Amo, l’’intégration dans la fonction publique des travailleurs contractuels payés sur les budgets autonomes des structures de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

La signature des arrêtés d’avancement ordinaire 20l4 issus des travaux de la Capa, la révision des projets de textes relatifs à la création de l’Académie des sciences au Mali, la gestion des revendications du comité Snesup du Centre régional de recherche agronomique de Sotuba relatives à la nomination d’attachés de recherche, sont d’autres des revendications du Syndicat.

Il y a également des points concernant l’arrêt immédiat de la délivrance d’attestations de maitrise sans soutenance à l’Université des Lettres et des sciences h umaines de Bamako et à l’EN Sup de Bamako, la bonne gestion des fonds de formation des formateurs et sans exclusion d’âge dans les structures et l’établissement des emplois du temps individuels des enseignants à la Faculté de médecine et d’odontostomatologie (FMOS) et à la Faculté de pharmacie (FAPH) qui font partis des doléances du Snesup auprès de l’Etat.

Aminata Traoré

Les Echos du 17 Janvier 2014