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Le syndicat national de l’Enseignement supérieur (Snesup) observera une grève de 72 heures à partir du lundi 27 novembre et ira automatiquement à une grève illimitée si le gouvernement ne donne pas une suite favorable à ses revendications.

Le gouvernement s’est engagé le 18 juillet dernier à satisfaire beaucoup de points revendiqués par le Snesup. Ce qui a permis la suspension du mot d’ordre de grève du 26 juin dernier du comité exécutif national des enseignants.

Jusque-là, aucun de ces points d’accord contenus dans le procès verbal de la réunion de conciliation Snesup -Gouvernement en date du 18 juillet 2006 n’a été entièrement satisfait par le gouvernement.

Prenant cela comme une négligence, le comité exécutif du Snesup a déposé au ministère de la Fonction publique, de la Reforme de l’Etat et des relations avec les Institutions, un préavis de grève relatif à la non application des points d’accord, à l’annulation des résultats des examens organisés à la faculté des sciences juridique et politique (FSJP) par l’administrateur provisoire après le départ des professeurs en vacances, et au règlement du problème de logement des enseignants du supérieur et des chercheurs relevant de l’éducation nationale.

Le Snesup compte observer cette grève en deux tranches à compter du lundi 27 au mercredi 29 novembre et du lundi 4 décembre au 6 décembre. Et à l’issue de la dernière phase, si le gouvernement ne donne pas une suite favorable aux points de revendications, la grève sera automatiquement illimitée.

Aux dires de M. Abdou Mallé, secrétaire général du Snesup, notre Université est noyée et cela est dû aux autorités scolaires.
« Les autorités doivent faire beaucoup attention. Ils n’accordent plus une quelconque importance à l’Université. Nous disons que s’en est trop. Il faut qu’on cesse de vivre dans cette condition. C’est pour cette raison qu’on a décidé de prendre nos responsabilités. », A-t-il dit.

« Nous allons arrêter toutes les machines. On ne travaillera pas jusqu’à ce que nos doléances soient satisfaites. Ils disent qu’ils vont retenir nos salaires, si jamais ils retiennent 1centime ça sera la … »

Sidiki Doumbia
(Stagiaire)

16 novembre 2006.