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La révision totale par l’Etat de la politique de création des établissements privés supérieurs doit s’imposer ainsi que la question de l’homologation de leurs diplômes.

Comme partout ailleurs, il va falloir exiger la création de revues scientifiques dans chaque institution, avec comme support un service de presse universitaire. En effet, le Mali a besoin d’une Université qui cultive l’excellence et la qualité en associant enseignement, recherche et création, tant au niveau des professeurs que des étudiants.

En somme, il faut une Université qui produise et diffuse le savoir-faire à travers une communauté de scientifiques dédiés à cette cause, en phase avec notre environnement, capable d’anticiper sur les mutations socio-économiques du Mali et de la sous-région. C’est-à-dire une Université qui forme des employés transformateurs de leurs milieux, des créateurs et non des fonctionnaires.

Présentement, nous ne disposons que d’une Université qui déambule comme une composition d’Etat, financée à 95 % par l’Etat pour la prise en charge des salaires, des bourses et des frais de fonctionnement, avec pour seule vocation de former de futurs salariés peu préparés à trouver des solutions de sortie de crise.

Il faudrait redonner aux grandes écoles leur fonction initiale : la formation des hauts cadres de l’Etat (services publics et parapublics). D’où le besoin de recréer l’ENA qui a perdu son nom et n’a pas eu de nouveau nom.

Par rapport aux exigences actuelles, il faudrait créer une grande école des technologies de l’information et de la communication. Il y a la nécessité de disposer d’un tableau de bord précis des besoins de l’Etat en hauts cadres et la garantie de l’emploi à la fin des études.

Sétè TRAORE

16 Octobre 2008