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« Nous, Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (COSES) […] portons à votre connaissance notre décision de désobéissance au ministre des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique, à ces actes et initiatives dans la gestion de nos doléances consignées dans notre préavis de grève du 17 décembre 2007 à compter de sa date de signature », souligne la missive qui a été envoyée à Modibo Sidibé.

S’expliquant davantage, la COSES a fait savoir au Premier ministre que leurs doléances qui ne sont pas satisfaites ont été déposées depuis le début de la rentrée scolaire 2007-2008. En plus de ce problème, les enseignants estiment que la non tenue de la commission de conciliation, motivée par leur ministre de tutelle, le Pr. Amadou Touré, est un acte grave de violation des dispositions légales en matière de négociations.

Mais il y a un autre motif encore révoltant pour la COSES. En effet, la lettre adressée à Modibo Sidibé stipule que « le ministre des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique continue à nier l’indemnité de logement comme ayant fait l’objet d’un accord le 17 juillet 2007 ». Et pire, la COSES pense que le Pr. Touré entretient la crise de confiance entre les enseignants et le gouvernement, surtout à cause des « actes de menace, d’intimidation visant à torpiller le mouvement syndical ».

Cette nouvelle crispation des rapports entre les protagonistes de la question scolaire intervient alors que pour la énième fois le ministre Touré tend la main à la COSES. Le 22 avril 2008, le département avait invité les responsables du syndicat pour reprendre le dialogue. Mais hélas ! « Nous […] sommes au regret de porter à votre connaissance notre décision de ne pas prendre part à cette rencontre », a répliqué la COSES dans une correspondance datée également du 24 avril 2008.

Soumaila T. Diarra

28 avril 2008