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Après la première phase de sa grève de 48 heures, les 27 et 28 juillet 2021, le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup), a entamé, hier, mardi 3 août 2021, la seconde phase de sa cessation de travail dans les ordres d’enseignement supérieur et de recherche. «Salutations militantes ! La grève de 72heures prévue pour le mardi 03, mercredi 04 et jeudi 05 août 2021 est maintenue », a informé le secrétaire général du Snesup, Dr. Abdou Mallé, à la veille de la grève.

En effet, cette grève fait suite à l’échec des négociations du lundi 26 juillet dernier entre les responsables du Snesup, les conciliateurs et la partie gouvernementale sur les cinq points de revendications déposés sur la table du gouvernement. De l’avis de Dr. Abdou Mallé, seul un point a fait l’objet d’accord entre les parties. Il s’agit de l’intégration immédiate dans la Fonction Publique des 59 travailleurs contractuels issus des 502. A ce niveau, a expliqué de long en large Dr. Abdou Mallé, le gouvernement a proposé le test d’intégration concernant 48 d’entre eux sur 59, le 7 août 2021. Pour ce qui concerne le point sur les 11 dossiers litigieux qui se trouvent au niveau de la primature depuis plusieurs mois, le premier responsable du Snesup, Dr. Abdou Mallé, a fait savoir que la partie gouvernementale s’est engagée à gérer ces dossiers dans un bref délai.

Concernant les autres points qui tiennent à cœur le Snesup, dit Mallé, à l’issue des travaux, les résultats suivants ont été enregistrés. Sur la signature immédiate de l’ordonnance sur les nouvelles grilles indiciaires planchers 755 et 850 et plafonds 1555 et 1650 et sur l’augmentation de 02 ans de l’âge de départ à la retraite pour les Enseignants-chercheurs seniors, dit Mallé, la partie gouvernementale a proposé 2 semaines au syndicat pour l’adoption des textes par le conseil des ministres. A ses dires, le Snesup a rejeté cette proposition. Donc désaccord. Sur le point de l’application immédiate de la prime de recherche sur les salaires des Enseignants-chercheurs conformément à l’article 34 du Décret N°2017-0850p-RM du 09 octobre 2017 fixant les modalités d’application du Statut des Enseignants-chercheurs du 27 septembre 2017, le secrétaire général du SNESUP affirme que le syndicat a été informé que toutes les questions relatives aux primes et indemnités devraient être débattues lors de la conférence sociale que le Gouvernement se propose d’organiser avant la fin de l’année. Le syndicat n’a pas accepté cette proposition. « Il n’y a pas eu d’entente. Donc désaccord aussi », révèle Mallé.

Par rapport au point sur le paiement immédiat et intégral des arriérés d’heures supplémentaires et des frais des tâches liées aux examens, Dr. Abdou Mallé a indiqué que le syndicat a exigé un calendrier d’apurement des heures supplémentaires. La partie gouvernementale a informé qu’à l’heure actuelle (crise multidimensionnelle), elle n’est pas en mesure de donner un calendrier d’apurement. Cependant, poursuit Mallé, le département s’engage à redoubler d’efforts pour le paiement des heures supplémentaires. Ce que le syndicat a rejeté. « Désaccord aussi », précise Dr. Abdoul Mallé. Sur l’angle de la signature immédiate du Décret N°20l7-0850/P-RM du 09 octobre2017 relu en vue de la hiérarchisation des Assistants et des Attachés de Recherche, pour le secrétaire général du Snesup, cette revendication a été traitée avec le point l (la signature immédiate de l’ordonnance sur les nouvelles grilles indiciaires planchers 755 et 850 et plafonds 1555 et 1650 et sur l’augmentation de 02 ans de l’âge de départ à la retraite pour les Enseignants-chercheurs seniors).

A l’issue des travaux de la commission de conciliation, ajoute Dr. Abdou Mallé, le Comité Exécutif national du Syndicat national de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (CEN-SNESUP) a décidé de maintenir son mot d’ordre de grève de 48 heures, allant du mardi 27 au mercredi 28 juillet 2021, et de 72 heures, allant du mardi 03 au jeudi 05 août 2021. Selon l’entourage du secrétaire général du Snesup, la proposition du secrétaire général, Dr. Abdou Mallé, qui stipule : «Nous donnons une semaine pour que le conseil des ministres adopte l’ordonnance sur les nouvelles grilles pour les seniors au conseil des ministres du mercredi 4 août 2021. S’ils acceptent cela et actent officiellement dans une lettre adressée au Snesup, nous pouvons reconsidérer notre position pour la deuxième phase de la grève», reste d’actualité. C’est-à-dire que si le gouvernement adoptait l’ordonnance sur les nouvelles grilles pour les enseignants séniors en conseil des ministres de ce mercredi 4 août 2021 et notifie aux syndicats, la grève pourrait être suspendue. Dans le cas contraire, apprend-on, d’autres actions fortes seront entreprises pour se faire entendre auprès de l’Etat.

Hadama B. Fofana

Source: le Républicain