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Le CEN-SNESUP, qui menace de provoquer une grève illimitée si ses doléances ne sont pas satisfaites, souligne que son mouvement de grève se justifie par la lenteur du traitement de ses revendications, notamment les primes de logement, la hiérarchisation, la question des enseignants promus du CAMES qui n’ont toujours pas bénéficié d’une bonification d’échelon, la non effectivité de la transposition des enseignants promus au titre de professeurs, l’inadaptation des textes réglementant les tâches liées aux examens.

« Les autorités maliennes n’ont aucune vision de l’Enseignement supérieur. On ne peut pas promouvoir la recherche dans l’Enseignement supérieur sans les outils de recherches. On nous exige des publications, il faut des moyens pour publier« , a indiqué Yaya Cissé, Secrétaire aux Revendications du syndicat.

Suite à un préavis de grève déposé le 26 décembre 2004, le ministère malien de l’Education avait promis de répondre aux doléances des enseignants après une concertation inter- ministérielle le 16 février 2005.
« Jusque-là, aucune réponse ne nous a été donnée« , déplore le Secrétaire général du syndicat, Abdou Mallé.

On rappelle qu’en 1993, la hiérarchisation des enseignements du Supérieur a été faite, le corps enseignant a été divisé en quatre sous-corps: les assistants, les maîtres-assistants, les maîtres de conférences et les professeurs.

Onze ans après, le constat est qu' »aucun enseignant n’a bougé d’un corps à l’autre« , se désole un enseignant.

PANAPRESS

7 juillet 2006