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Le juge antiterroriste français Marc Trévidic, faute d’autorisation officielle, a dû une nouvelle fois renoncer à se rendre en Algérie où il espérait pouvoir progresser dans la difficile enquête sur l’assassinat des moines français de Tibéhirine en 1996. Alger n’a pas fait de commentaire officiel pour le moment.
« C’est une immense déception pour les familles de voir que pour la deuxième fois, ce déplacement est annulé in extremis », a réagi à Paris l’avocat des parties civiles, Patrick Baudoin. Dans cette affaire, où la thèse d’une tuerie islamiste est contestée, « on s’est constamment heurté à un système d’opacité et au refus de coopérer des autorités algériennes », a déploré l’avocat, qui espère que le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, en visite en Algérie à la fin de la semaine prochaine, pourra débloquer la situation. Parmi les témoins que le juge français n’a pas pu entendre figure l’un des ravisseurs présumés des moines, Abderrazak El Para. Cet ancien lieutenant de Zitouni, détenu pour l’enlèvement de touristes européens, est soupçonné d’avoir entretenu des liens avec le contre-espionnage algérien. Pendant l’enquête, deux anciens officiers algériens ont évoqué la thèse d’un crime fomenté par les services algériens… AFP.