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Le directeur du Centre d’animation pédagogique de Ménaka, Malamine Koroba, et son chauffeur Tounga Ag Assonga, en partance pour Gao, afin de prendre part à une réunion de l’académie regroupant tous les D-CAP de la région, a été victime d’un enlèvement lundi dernier vers 11 heures du matin à 45 km de Ménaka sur la route nationale N° 20.

Cinq hommes armés de Kalachknikov à bord d’un 4X4 Toyota de couleur gris sable a braqué et fait stopper le véhicule du CAP. Ils l’ont ensuite contraint de rouler vers le nord jusqu’à 90 km de la ville de Ménaka entre les sites d’Inkadewane et Inguijal dans la commune de Tidermène. C’est là que les assaillants ont débarqué le D-CAP et son chauffeur, après les avoir dépouillés de tout ce qu’ils possédaient.

Les deux hommes abandonnés à leur sort sont restés coincés là, jusqu’aux environs de 17 heures, totalement perdus, ne sachant quelle direction emprunter. Le chauffeur natif du milieu a longuement scruté tous les détails, avant de choisir une direction marche accompagné de son chef.

La chance aidant, ils sont tombés sur un campement implanté au bord de la route de Tidermène où ils ont loué une moto qui ne pouvait transporter qu’une personne. C’est le chauffeur qui l’a enfourchée pour aller donner l’alerte. Par chance, une voiture venant de Kidal a accepté de déposer le D-CAP à Inkadewane où habite le maire de la commune.

En l’absence de ce dernier qui se trouvait à Ménaka, Malamine Koroba a néanmoins pu, grâce à une bonne volonté, envoyer un message à son adjoint qui se chargea aussitôt d’alerter toutes les autorités.

Averti à son tour, le maire de la commune de Tidermène a immédiatement signalé l’attaque à tous les chefs de sites et de fraction de sa commune et à ses collègues des communes environnantes en leur demandant de s’employer à retrouver le véhicule.

L’adjoint s’est chargé d’aller récupérer le D-CAP et son chauffeur pour les ramener à Menaka vers 1 heure du matin au grand soulagement de ses proches collaborateurs qui l’attendaient.

Malamine Koroba a indiqué qu’ils n’avaient subi aucun sévice, ni mauvais traitement des ravisseurs pendant leurs quelques heures de captivité. Juste leur ont-ils bandé les yeux.

I. SOTBAR

AMAP – Ménaka

15 Janvier 2009