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C’était en présence du secrétaire exécutif de l’Autorité du bassin du fleuve Niger, Mohamed Bello Touga, et des représentants de partenaires financiers et techniques.

La tenue de cet atelier de validation des études d’impact d’un ouvrage concernant un patrimoine commun qui est le fleuve Niger traduit la vision partagée des plus hautes autorités des pays membres de l’Autorité du bassin du fleuve Niger, adoptée dans l’optique de l’élaboration d’un plan d’action de développement durable du bassin du fleuve Niger, soulignera le ministre Diarra.

L’atelier se situe dans un processus devant conduire le gouvernement vers un consensus en matière de gestion rationnelle et durable des ressources en eau.

De par ses objectifs que sont la lutte contre la pauvreté, la contribution à l’autosuffisance et à la sécurité alimentaire, la production d’énergie hydroélectrique, le désenclavement de la zone ainsi que la gestion rationnelle des ressources naturelles et des écosystèmes, ce projet est un chantier important du plan d’action de développement durable du bassin, a constaté le ministre.

Le projet de Taoussa est d’un intérêt majeur non seulement pour le développement du Mali, mais également de la sous-région et s’inscrit dans le plan d’action de développement durable du bassin du fleuve Niger de l’Autorité du bassin du Niger (ABN), a expliqué le ministre de l’Energie, des Mines et de l’Eau.

Ce projet est approuvé par les plus hautes autorités des 9 Etats membres, s’est-il félicité. Les différents accords et résolutions auxquels le Mali a souscrits dans le cadre de la coopération bilatérale, de l’ABN, du Liptako-gourma témoignent de sa volonté constante de concevoir Taoussa dans un esprit de concertation.

Cette rencontre, la première du genre de l’ABN pour les ouvrages structurants du plan quinquennal prioritaire, est une illustration éloquente de cette volonté de coopération.
Mamadou Diarra a souhaité que les travaux aboutissent à la mise en oeuvre de ce projet afin de combler les attentes des populations qui ont beaucoup souffert des années de sécheresse.

Après avoir rappelé que le président Mamadou Tandja du Niger a procédé le 3 août dernier, à la pose de la première pierre du barrage de Kandadji au Niger, le ministre Diarra a estimé que les effets combinés des ouvrages de Kandadji et de Taoussa permettront d’atteindre les résultats escomptés de développement et de sauvetage du fleuve Niger.

D’un coût estimatif d’environ 142 milliards Fcfa, le projet de Taoussa a pour composantes principales, un barrage et ses ouvrages annexes, une route d’accès de 130 km entre le site du barrage et Gao, via Bourem, un système électrique comprenant une centrale électrique de 25 MW, un réseau de transport d’énergie électrique devant desservir les villes de Bourem, Gao et Bamba et des aménagements hydro-agricoles offrant la possibilité de disposer de 185.000 hectares de terres aménagées
Le secrétaire exécutif de l’Autorité du bassin du fleuve Niger a souligné le caractère inédit de cet atelier dans l’histoire de l’organisation.

Il consacre à l’Autorité son rôle de coordination des activités majeures planifiées en rapport avec l’aménagement du bassin du Niger, constate-t-il.

Le processus de la vision partagée entamé depuis février 2002 a abouti, dira Mohamed Bello Touga, à l’adoption en avril 2008, par le huitième sommet des chefs d’Etats et de gouvernement de l’ABN, d’un plan d’action pour le développement durable du bassin du Niger, assorti d’un programme d’investissement 2008-2027 et de la Charte de l’eau du bassin.

Les barrages de Taoussa au Mali, de Fomi en Guinée et de Kandadji au Niger et la réhabilitation des barrages de Kainji et de Jebba au Nigeria et Labdo au Cameroun constituent l’ossature du programme d’investissement de l’ABN, a t-il expliqué.
La rencontre prend fin demain.


Sidi. Y. WAGUE

Essor du 26 Février 2009