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Tiébilé passe le témoin à Me Gakou


Dans le cadre de la présidence tournante du FDR, c’est Me Mamadou Gakou du COPP qui préside désormais aux destinées du Front pour la démocratie et la République (FDR).

Il succède au président du Parena, Tiébilé Dramé qui l’a présenté lors de la rencontre avec le Premier ministre. Durant les 6 mois qu’il va passer à la tête du Front, Me Gakou aura la lourde et délicate mission de conduire les actions du Mouvement.

M. D.


Casse-tête


Après la volte-face présidentielle à l’orée des élections de 2007, ne voilà-t-il pas que la question du port du casque et de la détention du permis de conduire pour conducteurs d’engins à deux roues refait surface ? Par doses homéopathiques sur les ondes de la radio d’Etat, des « spécialistes » de la sécurité routière tentent de nous faire avaler une autre couleuvre qui veut que le casque et le permis soient des panacées aux accidents.

A priori, on pouvait penser que l’Etat, qui assistait impuissant à la disparition accidentelle de milliers de ses bras valides, ait décidé de prendre le taureau par les cornes. Que non ! Derrière, la mesure, il faut plutôt craindre un complot contre les maigres économies de ceux qui vont à moto parce que ne gagnant pas « suffisamment » pour parader dans une charrette qu’on appelle voiture.

Un accident par définition est un événement imprévu. Aussi est-il prescrit que ceux qui doivent mourir accidentellement, mouront par accident ; ceux qui doivent l’être dans un lit d’hôpital ou à la maison le seront aussi. N’en déplaise à l’Etat ! Pourquoi veut-on alors, en dehors de Dieu, nous choisir la façon de mourir prédéterminée ?

Plus que la nécessité de sécuriser nos crânes, il y a peut-être une fois de plus une volonté de faire son beurre sur le dos de pauvres citoyens. Déjà, des opérateurs économiques, importateurs de vrais tocs qu’ils fourguent aux consommateurs en réalisant, en complicité avec les cadres payés pour leur mépris des normes, des bénéfices astronomiques, sont à l’affût.

Les imprimés de permis de conduire aussi représentent assurément un marché juteux qui met l’eau à la bouche des nababs de l’impression parce que quelle que soit la qualité, ce sont les pauvres consommateurs qui vont payer les pots cassés, force devant rester à la loi.

Les autorités peuvent-elles encore jurer que ce sont vraiment nos têtes qui les préoccupent alors que l’école, terreau fertile de l’enseignement du civisme et du patriotisme, est totalement en lambeaux du fait précisément de la non-application des principes de base, des lois et règlements ?

D’ailleurs, quelles têtes veut-on protéger avec des crânes aujourd’hui presque vides de connaissances, de savoir-faire, de savoir-vivre et donc d’élégance morale, protectrice contre bien des inconduites ?

Il faudra peut-être démontrer par a+b qu’il n’y a nulle volonté de s’accaparer de l’épargne des pauvres, qui devront en plus des déséquilibres causés par la vie chère, se saigner pour s’accoutrer d’accessoires bidons : en subventionnant le casque, c’est-à-dire que l’Etat (comme dans les exonérations céréalières par exemple) prenne en charge la moitié de son prix d’achat.

Dommage ! Dans le Mali de nos jours, il y a des hommes qui ont décidé de fagoter et d’exploiter jusqu’à la moelle des os les sans voix. Une certitude cependant : hier il y a eu des accidents ; aujourd’hui et demain il y en aura. Avec ou sans casque, dont le port ou non doit être laissé à la convenance du citoyen.

A. M. T.

28 Juillet 2008