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L’école malienne au niveau de tous les ordres d’enseignement se trouve indéniablement dans une profonde impasse. Crises à rebondissement, négociations ratées sans compter le risque d’une année blanche au niveau du supérieur qui se profile à l’horizon. L’association forum national sur l’éducation qui vient d’être portée sur les fonts baptismaux n’entend pas laisser les choses s’empirer. Elle veut jouer sa partition en amenant les acteurs de l’école, les parents d’élève et la société civile à sauver l’école malienne. L’information a été donnée au cours d’un point de presse tenu vendredi dernier à la maison de la Presse.

Ils sont enseignants, parents d’élèves, anciens responsables de mouvements associatifs, fonctionnaires à la retraite, acteurs de la société civile à se retrouver autour de l’AFNE, entendez, l’Association forum national sur l’éducation.

Le système éducatif malien connait de sérieux problèmes de croissance qualitative et quantitative. Des problèmes qui ont pour noms l’accès à l’éducation, à la qualité de l’enseignement et des apprentissages, à la gestion tant des ressources financières que matérielles. Cela, malgré tous les efforts déployés par les pouvoirs publics et les partenaires pour circonscrire ces problèmes.

Le terreau sur lequel, l’association forum national sur l’éducation entend intervenir n’est pas du tout nouveau pour ses initiateurs. Au premier rang desquels le président Moussa Diaby et sa première vice-présidente, Mme Maiga Kadidiatou Baby de l’organisation Fawe Mali et de l’éducation pour tous. Pour Moussa Diaby, une réflexion sera proposée à l’ensemble des acteurs de l’école en vue d’une sortie rapide de la crise.

Chacun, poursuit – il, doit s’investir à son niveau pour que le système éducatif malien sorte de l’ombre. A la question des journalistes de savoir quelles sont les forces dont son association dispose en vue d’une décrispation de la situation scolaire, quand on sait que toutes les tentatives jusque là engagées ont tourné court, d’expliquer le conférencier qu’il compte sur l’esprit de dialogue que lui et ses camarades entendent ouvrir avec les enseignants.

Mais il dit miser sur les relations de camaraderie que beaucoup de militants de son association ont avec les enseignants grévistes pour harmoniser les points de vue. « Nous allons nous investir auprès des enseignants que nous connaissons pour la plupart » a-t-il déclaré.

L’idée de la création de l’AFNE procède de la volonté des spécialistes, des professionnels de l’éducation, des gestionnaires, des parents d’élèves etc. à soutenir la mise en œuvre des recommandations issues du forum national et à s’inscrire dans une dynamique d’un renouveau permanent de l’éducation.

Il subsiste bien de défis à relever pour soutenir et impulser un véritable développement, a souligné, Moussa Diaby, président de l’association. L’AFNE a pour objectif de soutenir la mise en œuvre des recommandations du forum national tenu du 30 octobre au 2 novembre 2008, œuvrer à la recherche de solutions durables et pérennes aux problèmes du système éducatif au Mali, aider à construire un système éducatif s’inscrivant dans une culture d’évolution continue, appuyer et promouvoir une éducation de qualité croissante et renforcer la mobilisation de tous les acteurs et partenaires de l’éducation pour relever le défi d’un système adapté aux besoins de développement du peuple malien.

Il a aussi été question de la création d’un fonds national pour l’éducation chargé d’aider les efforts des uns et des autres pour une école malienne performante et apaisée. Mais, précise t – on, au sein de l’association, il a été mis en place un groupe ad hoc de réflexion.

L’objectif étant de susciter l’intérêt des Maliens sur la nécessité de la création d’un fonds pour l’éducation.

Abdoulaye DIARRA

21 Juin 2010.