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« Renforcer les fondamentaux économiques » était la quintessence du discours de la directrice générale du Fonds monétaire et international (FMI) lors de sa visite au Mali.jpg_une-2529.jpg

Le Conseil économique, social et culturel (CESC) a organisé le jeudi 9 janvier, une conférence débats au cours de laquelle la directrice générale a partagé ses enseignements sur l’économie du Mali. La visite de Christine Lagarde témoignait du reste de la capacité du Mali à relever tous les défis et sa volonté de relancer l’économie nationale.

Selon le président du CESC, Jeamille Bittar, le but de la rencontre était de traduire la prise de conscience de l’urgence à agir et des enjeux du développement et le souci de maximiser les efforts face à la réalité des besoins. Ce sont entre autres la bonne gouvernance, l’amélioration du climat des affaires, le développement des infrastructures, l’éducation, la santé, l’agriculture, a cité le président du Conseil.

Les dix années qui ont précédé la crise, aux dires du DG du FMI, ont été marquées par des avancées impressionnantes. Le Mali, poursuivra-t-elle, peut s’enorgueillir d’un solide taux de croissance moyen de 5,5 % entre 2001 et 2011. « Le Mali a une forte croissance démographique et un potentiel économique et humain largement inexploité », a-t-elle ajouté.

« L’enjeu, selon la directrice, consiste à renforcer les fondamentaux économiques pour accélérer la croissance et la création d’emploi et faire reculer la pauvreté en partageant les bénéfices de la croissance ».

Christine a évoqué l’éducation et la santé de la population qui, d’après elle, seraient les principales richesses du pays. Elle a aussi abordé les trois questions qui influeront le devenir du Mali. Il s’agit de la conjoncture économique mondiale, les perspectives de l’Afrique subsaharienne et les politiques qui permettront au Mali de promouvoir une croissance vigoureuse durable et partagée.

Pour le DG du FMI, la consolidation de la paix, la réconciliation nationale et la stabilité politique sont des objectifs primordiaux pour que l’économie tourne bien, et à l’inverse, dira-t-elle, une économie vigoureuse et florissante favorise la stabilité politique et la paix sociale. « La gouvernance passe par la lutte contre la corruption », a précisé Mme Lagarde.

L’objectif recherché est la transparence, s’est exprimée la ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko. Le président du Conseil économique social culturel s’est dit confiant sur cette rencontre qui contribuera à maximiser l’impact de l’aide du FMI, identifier de nouveaux effets quantitatifs et qualitatifs pour mieux organiser les efforts conjoints des pays en développement.

« Le FMI est et restera un partenaire résolu du Mali », a promis Mme Christine Lagarde.

Bintou Maïga

(stagiaire)

Les Echos du 13 Janvier 2014