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Attendu ce dimanche 2 juillet à Bamako, le président français Emmanuel Macron était à Alger. Profitant de l’occasion, il a fait des propositions pour le retour de la paix au Mali.

Emmanuel Macron a pris contact mercredi dernier avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika pour lui soumettre des propositions « concrètes » visant à relancer le processus de paix au Mali, a-t-on indiqué jeudi dans l’entourage du président.

« Pour remobiliser tout le monde autour de cet accord, le président de la République a commencé en se concertant avec le président algérien qu’il a contacté hier pour lui soumettre quelques propositions concrètes et échanger sa vision sur la possibilité de relancer cet accord de paix », a-t-on indiqué.

« L’Algérie est le parrain de cet accord et reste sur place localement le pays qui assure la conduite des réunions du comité de suivi, donc il est logique que l’Algérie soit consultée en amont de toute initiative pour relancer cet accord », a-t-on ajouté.

La question de la situation sécuritaire au Mali et des négociations de paix seront l’un des sujets discutés au sommet du G5 Sahel qui se tient dimanche à Bamako, au Mali, en présence d’Emmanuel Macron.

Conclu en mai et juin 2015 entre le gouvernement malien, des mouvements armés et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), l’accord d’Alger prévoit, entre autres, la mise en place d’autorités intérimaires dans le Nord, de patrouilles mixtes et l’application du programme de désarmement des ex-rebelles.

Deux ans plus tard, la mise en œuvre du processus de paix patine et la situation sécuritaire se dégrade, suscitant l’inquiétude des pays de la région, des Nations unies et de l’Union européenne.

La démarche du chef de l’Etat français intervient à un moment où de nombreux observateurs estiment que si la crise a perduré c’est que les partenaires du Mali n’ont pas été sincères dans le cadre de l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale.

A Gao, lors de son déplacement, Macron avait jeté une pierre sur l’Algérie par rapport à la situation dans le Nord. Et en se rendant en Algérie, c’est bien de mettre les pendules à l’heure. Mais d’aucuns estiment que derrière cette visite, il y a une volonté de convaincre l’Algérie à s’impliquer aux côtés des pays du Groupe de 5 du Sahel (G5-Sahel).

Bien que géographiquement dans la zone sahélienne, l’Algérie n’a pas manifesté un grand intérêt à la mise en place des pays du Sahel.

A. M. C. avec Reuters

L’Indicateur du Renouveau du 30 Juin 2017