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Le gouvernement est sous le choc depuis le dépôt sur ses tables de la demande de paiement de près de 1 milliard de FCFA (1,5 millions d’euros) dans l’affaire de la 3e licence de téléphonie qui dure depuis 3 ans. Le comble dans l’affaire est que le demandeur de ce fonds qui dit agir aussi au compte de deux autres collègues français n’est autre que le Garde des Sceaux, ministre de la Justice.  Si pour les alliés de Me Mamadou Ismaël Konaté, c’est son travail d’avocat qui est en jeu, pour ses collègues dont la plupart gobe mal sa présence au sein de l’exécutif, il y a un « peu d’indécence » à demander une telle somme à un Etat dont il est tenu de défendre les intérêts.  En tous cas, on est en face d’un conflit d’intérêt qui demande une  rapide clarification du Premier ministre et du président de la République. Comme aimait le rappeler d’ailleurs Me Konaté, « dans un pays sérieux, un avocat d’affaire ferme ou quitte son cabinet dès qu’on occupe une fonction publique ».  En son temps, montré du doigt, Jean-François Copé a abandonné son activité d’avocat d’affaires  avant même le vote du projet de loi sur la moralisation de la vie publique, en France. Mais, selon qu’on soit sur le plateau d’Africable ou dans le gouvernement, ses convictions semblent changer.

DAK

L’Indicateur du Renouveau du 22 Novembre 2016