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Les communales de dimanche risquent de laisser des traces indélébiles dans le parti présidentiel où de nombreux barons ont perdu la face dans leurs fiefs. A commencer par le président du parti, Bocary Tréta. Il n’a pas pu emporter les scrutins à Mopti où la mairie revient à l’alliance Yéléma-Adéma. A Gao, le bastion d’Abdoulaye Idrissa Maïga, 1er vice-président du parti au pouvoir et du ministre Malik Alhousseini, la victoire fut à l’arrachée pour ne pas dire tronquée puisque les partisans du président PDES et maire sortant Sadou Diallo continuent de crier au vol.
A Koulikoro, fief du 3e vice-président du RPM (Nancouma Kéita), du président de l’Assemblée nationale (Issiaka Sidibé), le parti d’IBK a perdu la Commune urbaine de Koulikoro et celle de Kati. Malgré les efforts du seul ministre de l’Urbanisme Ousmane Koné, Sikasso, la première réserve électorale, a échappé à la famille présidentielle. Tout comme la ville natale du chef de l’Etat, Koutiala.
A Bamako, les résultats du parti au pouvoir sont plus que mitigés. En Commune I, fief du 7e vice-président, Boulkassoum Haïdara, président d’honneur et président du Conseil économique, social et culturel et de l’ex-ministre de l’Energie, Frankaly Kéita, la victoire s’est dessinée au forceps. En Commune III, le ministre de la Solidarité, Hamadoun Konaté, n’a pu rien face à l’armada du maire du district Adama Sangaré, dont la pouliche a gagné. Abdrahamane Sylla, ministre des Maliens de l’extérieur et 3e adjoint au secrétaire politique, n’a pas pu faire élire le RPM en Commune IV, quartier de résidence d’IBK  Et en Commune VI, le RPM de Bakary Konimba Traoré et d’autres hauts cadres est devancé par le parti de Soumaïla Cissé.
Reste à IBK de tirer les leçons de ces déconvenues à moins de deux ans de la prochaine présidentielle. C’est juste une histoire de logique politique.

Dak

24 Novembre 2016