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Izga Ag Sidi, le maire adjoint d’Anefis, est très clair sur RFI : « Les exécutions sommaires de juin et juillet 2017 sont l’œuvre de gens de ma communauté touarègue ». Par cette déclaration, il donnait des indices graves sur l’identité des auteurs des charniers d’Anefis aux enquêteurs de la division des droits de l’Homme de la Minusma.
Mais, au lieu de se saisir de cette perche, les limiers de la mission onusienne ont décidé de faire diversion, arguant les difficultés à identifier et à dater les corps et oubliant que la parole d’un élu, en pareille circonstance, est d’Evangile. Ici, l’urgence ne doit plus être à l’identification ou à l’expertise balistique des corps ; l’urgence doit être dans la traque et la mise à la disposition de la justice des présumés coupables par les forces anti-terroristes.

« Les exécutions sommaires sont l’œuvre de gens de ma communauté touarègue ». Voilà qui ne souffre d’aucune ambiguïté pour tout enquêteur digne de ce nom.

DAK

08 Aout 2017