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La parole publique ne cesse de se décrédibiliser au Mali, ce qui est à l’origine de nombreuses crises que nous vivons. On peut citer le cas des enseignants. Malgré le vote par l’Assemblée nationale d’un statut particulier en leur faveur, ils refusent de reprendre le travail au motif que le gouvernement leur a joué un tour de ce genre par le passé.

C’est le même argument avancé par 36 gendarmes déployés dans le Centre du pays. Ils ont justifié leur retrait du front par la non-tenue des promesses à eux faites par la hiérarchie. En récompense de « notre bravoure, on nous avait promis une dispense d’examen pour obtenir le Certificat interarmes (CIA) », a déclaré une source à l’AFP, estimant ce diplôme militaire nécessaire pour monter en grade.

« Non seulement, on ne nous a pas donné de promotion, mais on nous a dit de partir lundi (15 janvier, Ndlr) à Sokolo où il y a les jihadistes. Les 36 ont dit ‘non’ et ont pris la direction de Bamako, surtout qu’on n’avait pas assez d’équipements et de médicaments », a-t-elle ajouté.

Engagés dans une œuvre de reconstruction nationale inédite, les militaires ont droit aux égards et surtout au respect de la parole donnée pour maintenir leur moral au beau fixe. Au demeurant, « les bénéfices du mensonge sont de courte durée et mentir n’aboutira qu’à de mauvaises conséquences », nous enseigne la sagesse populaire.

DAK

L’Indicateur du Renouveau du 22 Janvier 2018