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Les résultats des municipales vont surement chambouler le paysage politique. Ce n’est pas seulement au sein du parti présidentiel dont les principaux barons ont perdu dans leurs localités que les choses vont changer, mais aussi et surtout dans la majorité présidentielle où des formations politiques comme la Convergence pour le développement du Mali (Codem), ne veulent plus se contenter de strapontins, selon leurs cadres, fiers de leurs résultats. Après analyse des résultats provisoires issus du scrutin du 20 novembre 2016,  la Codem revendique 707 conseillers communaux, 37 maires. Elle  occupe les mairies des villes comme Kéniéba, Kolokani, Bandiagara, Bankass. En 2009, elle ne comptait que 400 élus locaux.
« Ce résultat classe la Codem à coup sûr  parmi les quatre premières  forces politiques du Mali avec le RPM, l’Adéma et l’URD. Dans le district de Bamako, le parti fait une nette progression avec 13 conseillers : trois en Commune I, neuf en Commune II, un en Commune IV contre neuf conseillers en 2009 ». Fort de ces résultats, le parti du ministre Housseini Amion Guindo exige « un traitement à la hauteur de son rang », c’est-à-dire plus de postes ou la porte de la famille présidentielle.
Des velléités qu’on retrouverait aussi du côté de l’Adéma/PASJ. Comme quoi, les municipales vont assurément marquer un tournant décisif dans le quinquennat d’IBK.

DAK

L’Indicateur du Renouveau du 25 Novembre 2016