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Carles Puigdemont, le leader catalan, auteur du coup d’Etat manqué contre l’unité espagnole, est sans autre forme de procès poussé à la clandestinité. Au Mali, depuis 5 ans, le monde s’interpose entre l’autorité légitime et les séparatistes du Nord, qui continuent de semer mort et désolation dans l’impunité. Au nom du droit des minorités. Les Catalans ne sont-ils pas une minorité ?

La BM et le FMI dénoncent chaque jour la mauvaise gouvernance sous nos tropiques. Dans le même temps, ils nourrissent les remous sociaux, encourageant par exemple au Mali la contestation de la loi sur l’enrichissement illicite, qu’ils jugent discriminatoire. Tant pis si nos fossoyeurs s’entredéchirent ! Où est notre intérêt ?
Notre foot est au creux de la vague par la faute de gens connus. La Fifa n’arrête pas de brandir la menace de suspension du pays en cas d’ingérence politique. C’est sûr que le feu sera de plus attisé à la fin de la mission qu’elle prévoit dans notre pays à la rencontre des protagonistes de la crise.

Ces quelques exemples suffisent à démontrer que nous sommes malheureusement devenus, par nos tergiversations, des pantins pour les faux-dévots du monde. Dans ce contexte de divisions soutenues, la paix, la sécurité, le développement et le vivre ensemble ne seront ici que vaines incantations.

DAK

L’Indicateur du Renouveau du 1er Novembre 2017