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Pour se rattraper du tollé provoqué par la non-déclaration de ses biens conformément à la Constitution l’année dernière, la Cour suprême s’est fendue jeudi dernier d’un communiqué dans lequel elle affirme que le président de la République IBK a procédé mercredi dernier à la mise à jour annuelle de ses biens à la Cour suprême.

« En application des dispositions de l’article 37 de la Constitution du 25 février 1992, le président de la Cour suprême a reçu le mercredi 3 septembre 2014, la mise à jour annuelle de la déclaration écrite des biens du président de la République », note le communiqué qui, malheureusement, ne fait que rappeler la violation de la Constitution qui stipule en son article 37 qu’«après la cérémonie d’investiture et dans un délai de 48 h, le président de la Cour suprême reçoit publiquement la déclaration écrite des biens du président de la République».

Clairement, le délai requis a été dépassé puisque IBK a été investi le mercredi 4 septembre et ne s’est rendu compte visiblement de la transgression de notre Loi fondamentale que 120 h après son entrée officielle en fonction. De même qu’on se rend compte que tout cela a été fait en catimini pour certainement cacher des choses aux Maliens qui ont le droit de savoir ce dont possède leur président ainsi que l’évolution des richesses de celui-ci.

Il va sans dire que l’esprit et la lettre de la loi qui sont trahis et la Cour ne saurait se faire bonne conscience avec l’annonce d’une mise à jour de biens du chef de l’Etat. Si elle pense le contraire, que bien lui fasse. En tout cas, les Maliens ont la conscience claire de leur agissement.

DAK

L’Indicateur du Renouveau du 9 Septembre 2014