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Depuis Bruxelles, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a repris les rênes du FPI et rêve du jour où il pourra enfin rentrer au pays. Sans rancœur, mais avec un vrai désir de revanche. Laurent Gbagbo ne sort pas beaucoup, mais aujourd’hui, c’est différent : c’est son anniversaire. Pour la première fois depuis huit ans, la fête a lieu hors d’une prison, alors l’ancien président ivoirien a eu envie de petits plaisirs. Rien de clinquant. Non, ce 31 mai, il a simplement rassemblé de vieux copains. Ils ne sont pas si nombreux, ceux qui ne l’ont jamais lâché, qui ont continué à lui rendre visite lorsqu’il n’était plus rien. En matière d’amitié, les épreuves de la vie se chargent de faire le tri. Autour de lui et de Nady Bamba, sa seconde épouse, il y a les Français Albert Bourgi et Guy Labertit, des amis de cinquante ans, l’Ivoirien Roland Sinsin, resté jusqu’au bout à ses côtés dans le sous-sol du palais présidentiel bombardé, le 11 avril 2011, Demba Traoré, l’un des vice-présidents du Front populaire ivoirien (FPI), Narcisse Kuyo Téa, son ancien chef de cabinet, ou l’avocate franco-ivoirienne Habiba Touré. Pour ses 74 ans, ils ont déjeuné ensemble dans une chic brasserie de la banlieue de Bruxelles, où ils ont leurs habitudes. Puis la petite bande est partie grimper la colline de Waterloo.JEUNEAFRIQUE