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La cérémonie de signature de cette convention d’assistance technique, à travers laquelle la CCIM bénéficiera de l’expertise de sa consœur du Burkina Faso, permettra à notre organisation de réaliser un fichier consulaire fiable et qui serait à même de constituer une bonne base pour les prochaines élections. Ledit document a été signé, le 4 novembre dernier, dans la capitale burkinabè par le président du bureau de la CCIM, Mamadou Tiény Konaté, et son homologue de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Mme Alizèta Ouedraogo, qui vient d’être fraîchement et brillamment élue à la tête de cette institution pour la mandature 2013-2018. C’était le 21juillet dernier à l’issue d’un scrutin où le taux de participation à atteint les 79 pour cent.

C’est donc en présence des membres de l’assemblée plénière de la CCI-BF, du ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, Arthur Kafando, et de nombreuses autres personnalités que les présidents des deux chambres ont procédé à la signature solennelle de cet important document dont la non disponibilité se fait sentir depuis à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali. C’était en marge de la cérémonie solennelle d’ouverture des travaux du premier séminaire des membres de l’assemblée plénière de la CCI-BF, nouvellement élue et forte de ses 123 élus représentant les opérateurs économiques des 45 provinces du Burkina Faso.

Comme on le sait, la réalisation d’un fichier consulaire constitue l’un des axes majeurs du vaste champ de réformes initié par le collège transitoire depuis l’installation de ses membres le 15 novembre 2012. Quand on sait que le fichier actuel a été maintes fois contesté lors des élections passés, il était nécessaire que ce chantier soit ouvert et cela dans les meilleurs délais. C’est ce que le président Konaté vient de réussir en se rendant au Burkina voisin pour la matérialisation de cette vision qu’il a de moderniser la CCIM.

Compte tenu de l’expertise avérée de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso dans ledit domaine, et qui vient de réussir sa troisième élection démocratique en portant à sa tête, le 21 juillet 2013, une opératrice économique de renom, Mme Alizèta Ouedraogo, la CCIM a fait appel à cette institution pour l’accompagner dans la réalisation de ce projet.

Dans ce cadre et selon les clauses de la convention d’assistance technique qui vient d’être signée, la CCI-BF mettra un expert, qui travaillera avec le point focal de la CCIM désigné à cet effet, le secrétaire général adjoint, Mahamadou Sanogo, pour la mise en œuvre d’un fichier consulaire dans un délai de trois mois. D’où l’objet de cette convention qui, aux dires des officiels burkinabè, est la consécration d’une véritable coopération sud-sud qui doit inspirer d’autres pays et dans divers autres domaines.

Sur un autre volet, le président Mamadou Konaté, qui a été spécialement invité à assister à prendre part à ce premier séminaire des membres de la nouvelle assemblée plénière, a partagé son expérience avec les nouveaux élus. Son intervention, qui portait sur divers aspects de la vie de nos chambres consulaires, a été très applaudie et des intervenants, tels l’ancien Premier ministre Titius Zongo, qui est aussi ancien cadre de la CCI-BF et le premier vice-président de cette structure, Lassiné Diawara, ont tour à tour fait cas de ses analyses dans leurs allocutions respectives.

Il en fut de même de la part des formateurs français, Frédéric Brunet et Jean Destribat, tous de la chambre de commerce et d’industrie de Paris, qui on partagé, par exemple, les appréhensions et réserves formulées par le président Konaté par rapport à des aspects de la présentation du jour : » Rôle et missions de l’élu consulaire« .

En terminant, rappelons que la présidente de CCI-BF, Mme Alizèta Ouedraogo, qui vient tout juste d’hériter du fauteuil de feu le président Kanozoé et cela à la suite d’élection où elle a été presque plébiscitée, a exposé les dix engagements qu’elle compte mettre en œuvre au cours de cette mandature 2013-2018.

Un point fort de ce programme étant la mise en place, directement par la CCI-BF, d’un fonds de financement pour les micros et petites entreprises doté d’un capital de 2 milliards F CFA. De même qu’elle envisage » de faire bouger les lignes » pour une meilleure structuration et transformation du secteur informel en faisant, par exemple, « appliquer le statut de l’entreprenant prévu par les textes de l’OHADA, qui se révèle plus flexibles que l’immatriculation au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier et au système fiscal» .

La présent séminaire, qui a duré une journée, a vu la participation des personnalités comme Apollinaire Compaoré, membre consulaire de la CCI-BF mais surtout connu au Mali en sa qualité de patron du Groupe Planor/Monaco Télécom, attributaire provisoire de la 3ème licence de téléphonie globale au Mali.

Mamadou FOFANA, depuis Ouaga

05 Novembre 2013