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Après deux reports et de nombreuses tergiversations, pouvoir, opposition et ex-rebelles sont tombés d’accord sur la date du 23 janvier 2011 pour les élections présidentielle et législatives que l’opposition espère transparentes et dans un climat « apaisé ».L’accord signé entre toutes les parties dans la nuit de mardi à mercredi fixe le second tour au 20 mars et prévoit aussi l’adoption d’un « code de bonne conduite devant régler les rapports entre les parties prenantes au processus électoral, pendant et après la période électorale », selon le texte.Les élections devaient initialement se tenir le 25 avril et avaient été repoussées au 16 mai, puis reportées une seconde fois, sine die, au-delà de la fin du mandat constitutionnel des parlementaires et surtout du président François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2003, élu en 2005 pour cinq ans et candidat à sa propre succession.Le président avait fin juillet fixé arbitrairement la date du 23 janvier, ignorant alors une proposition de laCEI qui préconisait le 24 octobre. Plus sur la forme que sur le fond, cette décision sans concertation avait irrité l’opposition qui avait menacé de boycotter le scrutin.La Centrafrique est engagée depuis 2008 dans un processus de paix réunissant pouvoir, opposition et ex-rebellions pour tenter de mettre fin à des années d’instabilité et d’insécurité.AFP.