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La commission ad hoc pour l’insertion des jeunes volontaires en partenariat avec le conseil national de la jeunesse et l’association des diplômés, demandeurs et initiateurs d’emploi (ADIDE) a organisé le samedi dernier une conférence-débat au centre Djoliba. Ayant pour thème “l’information générale sur le volontariat de l’APEJ”, la conférence a enregistré la présence du président du CNJM. Sirima Traoré et de celui des volontaires de l’APEJ M. Mamadou Djonsan.

D’entrée de jeu, le président des volontaires fera l’historique du volontariat initié par le président de la République depuis le 10 mai 2005. Après un premier contrat jugé satisfaisant, le gouvernement a décidé de la reconduction de l’expérience pour une seconde année.

Cette reconduction marque la naissance de l’association pour défendre les intérêts de l’ensemble des volontaires de l’APEJ, selon son président Mamadou Djonsan. L’association veille sur les intérêts de 2000 volontaires. Pour son président, l’association peut se targuer d’avoir permis de combler le déficit de personnel dans les services publics.

Au cours de ce débat, le conférencier a rappelé un engagement pris par le gouvernement, notamment le ministre Bah Awa Kéïta à l’époque, qui avait promis qu’un point de chute sera trouvé à tous les volontaires au terme du contrat.

Les volontaires ont cru en cela d’autant plus qu’ils ont été réconfortés par le Premier ministre sortant Ousmane Issoufi Maïga à l’occasion de la présentation du bilan de son gouvernement. A cette occasion, le Premier ministre avait beaucoup insisté sur l’insertion des volontaires au regard du bilan après trois années d’expérience.


La psychose du chômage

Le 30 juin 2008, c’est la date prévue pour la fin du contrat de volontariat de l’APEJ. La déclaration a été faite par le Premier ministre Modibo Sidibé. Depuis cette déclaration, les jeunes volontaires de l’APEJ n’arrivent plus à dormir tellement ils sont habités par la psychose du chômage. L’association des volontaires, pour ce faire, n’entend pas croiser les bras, a dit le président Djonsan lors de cette conférence.

Mais le conférencier précisera que le combat qu’il se propose de mener se fera dans le strict respect de la loi. Il a à cet effet informé des démarches entreprises, notamment auprès du médiateur de la République, des notables et auprès de certaines institutions de la République.

Pour Mamadou Djonsan, les jeunes exigent une seule chose : “le maintien de tous les volontaires dans l’emploi salarié A défaut les prendre comme des conventionnaires dans les services publics ou parapublic”.

Le conférencier a également rappelé que parmi plusieurs projets soumis, seulement 50 sont proposés au financement de l’APEJ. L’inquiétude de ces volontaires est grande d’autant plus qu’aucune garantie n’existe encore pour eux quant à la reconduction de la quatrième phase du contrat.

Après les multiples reconductions et au regard de l’enveloppe financière que ces expériences ont nécessité pour les conférenciers, l’Etat doit tout simplement donner la chance aux volontaires en prenant la responsabilité de les insérer faute de quoi, dira t-on, il sera devant ses responsabilités, car les volontaires demanderont réparation.

Laya DIARRA

27 mars 2007.