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La réinsertion des jeunes diplômés sans emploi est devenue un véritable problème dans les pays africains et notre pays n’en fait pas exception. Chaque année, c’est environ 100 000 milles nouveaux jeunes qui viennent gonfler le marché de l’emploi. Nonobstant la création des structures comme l’Agence Pour la Promotion de l’Emploi des jeunes (APEJ) ou l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE), le problème demeure. IBK pourra-t-il résorber le problème ?

« Mon premier devoir, dès le 4 septembre 2013, sera d’œuvrer au rassemblement de toutes les Maliennes et de tous les Maliens. Autour des idéaux de paix et de tolérance, nous construirons une démocratie vivante, apaisée et respectueuse, où chaque citoyen, quel qu’il soit, trouvera sa place », a martelé le nouveau président élu Ibrahima Boubacar Keita.

En plus de ces dossiers cruciaux pour la vie de notre nation, il y a en un autre plus épineux qu’est la question de l’emploi des jeunes. Chaque année ce sont environ 100 000 jeunes maliens qui regagnent le terrain du chômage avec son lot d’amertume et d’angoisse d’après l’APEJ.

Le nouveau locataire de Koulouba doit prendre à bras le corps ce problème que nous qualifions de « pandémie ravageuse d’espoir » de la jeunesse malienne, avenir du pays. On a l’impression que nos universités ne forment que des chômeurs. Les filières ne sont pas du tout adaptées aux réalités du terrain. Le chômage chronique des jeunes maliens n’a que trop duré et il est temps qu’on la résolve à jamais pour l’épanouissement de la jeunesse malienne. Qui peut se targuer de ne pas avoir chez lui au moins un jeune diplômé sans emploi ?

Les rues maliennes regorgent de « grins » animés par des jeunes bardés de diplômes, mais qui végètent dans la précarité totale. Le chômage des jeunes constitue une véritable bombe à retardement et il faut urgemment trouver une solution à ce problème. Cette lourde et implacable tâche revient sur la table du nouveau président de la République du Mali qui a été élu avec 77,62% des voix presqu’un plébiscite. Il n’a donc pas le droit d’échouer.

La construction d’un Mali nouveau passera par donner un emploi digne à la grande majorité de jeunes maliens, par la mise en place d’une politique volontariste en faveur de cette couche défavorisée. Une jeunesse qui a mouillé le maillot pour lui afin qu’il s’installe au palais de Koulouba. Il a une dette à éponger envers la jeunesse malienne et la meilleure manière de s’acquitter de cette dette, c’est de créer des emplois afin que les plus méritants abandonnent le calvaire qu’est le chômage.

Kadiatou Bagayoko, stagiaire

Le Républicain du 23 Août 2013.