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une-11.jpgUn soir lorsque Pauline rentrait chez elle au crépuscule elle surprit son mari entrain de serrer la main d’une femme. Débordée de colère elle hurla « Quelle chienne est entrain de serrer la main de mon mari ?». D’une voix grave la femme lui répondit « C’est ta chienne de maman! » Rongée par sa passion habituelle et piquée dans son amour propre. Pauline jeta son panier d’oignons et s’apprêta pour un combat sans merci.

Sa rivale en observation avisée dénoua son pagne et s’avança à sa rencontre en culotte. Pauline comprit l’ampleur du danger. Elle voulu s’enfuir mais sa rivale lui balaya les jambes et elle tomba. Pauline se releva aussitôt et pris ses jambes au cou. Sa rivale voulu la retenir par le pagne. Pauline s’en débarrassa d’un geste rapide et disparue nue dans l’obscurité.

Une fois à la maison, le constat de Pauline fut amère. Elle avait au bout de son pagne une somme de 16.000F représentant le prix d’un sac d’oignons qu’elle avait pris à crédit à 13.000F. Il y avait également son bénéfice du jour s’élevant 3.000F.

Pauline ne savait plus quoi faire! Elle avait à la fois envie de disparaître sous le sol et de s’envoler dans les airs. Elle criait à tue-tête dans la cour, buttant sur tous les obstacles et se jetant contre les murs.

C’est alors que son mari rentra. Pauline qui considérait que se sont les femmes qui font la cour à son mari et par conséquent ne s’en prenait jamais à lui, changea de position. Elle alla à sa rencontre, l’empoigna et le mordit jusqu’à lui arracher un doigt.

L’homme s’enfuit et se réfugia chez son grand frère sous prétexte que sa femme était devenue folle. Il fallut une grande réunion de famille le lendemain afin de ramener Pauline à la raison et permettre à l’époux de regagner le domicile conjugal.

Par Lavoisier / L’opinion