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Certaines femmes mettent la honte à plusieurs de leurs semblables de par leurs comportements immoraux. P.M constitue une parfaite illustration de ce genre de femme . En effet, elle n’a choisi nul autre que le garçon que son beau-frère avait confié à son mari pour adoption.


jpg_f1-4.jpgCe cas d’infidélité s’est passé dans un quartier de la rive droite de Bamako.
P.M épouse de S.S était une femme très respectée par son voisinage. Ses enfants, très bien éduqués faisaient la fierté de toute la famille. L.S (le garçon qu’elle-même avait adopté) était considéré comme l’aîné de ses enfants. A la fin de ses études, il a été embauché par une société réputée de la place. Il s’est trouvé un logement dans un autre quartier pour vivre indépendamment.

Nul ne saurait dire si c’est la nouvelle maturité acquise par son « fils » qui l’a fait tomber sous son charme ou son avoir croissant ou plutôt le charme dont il était doté. Ce qui est sûr, c’ est que Madame a commencé un jeu de séduction avec L.S. Ce dernier n’a pas su refuser les avances et s’est retrouvé dans le jeu. Il convient d’ajouter qu’il a même pris goût à cette relation « interdite » avec une femme d’âge mûr.


Les rencontres entre les deux
se faisaient dans la concession de la famille même. Cependant, ils faisaient attention à ne pas être surpris. Pour ce faire, ils attendaient toujours que les enfants et leur père se soient rendus respectivement à l’école et au boulot.

Cependant, les voisins ont commencé à douter des deux qui avaient l’air trop complices. Leurs soupçons se sont confirmés quand les voisins d’en face ; de leur toit ; les ont vus s’embrasser dans la cour. Cela n’a fait que confirmer les soupçons. La rumeur ne faisait que tourner dans l’entourage de la famille.

Pour les deux amoureux, tout se passait comme ils le voulaient jusqu’au jour ou la plus jeune des enfants de P.M les a surpris (pour une quelconque raison, elle est rentrée à la maison plus tôt que prévu). De surprise, elle s’est retrouvée dans l’incapacité de réagir.

P.M et L.S ne sachant que faire, se sont mis à parler en même temps. Il est évident qu’aucun mot n’aurait pu changer la moindre chose à la situation. La fille, de dépit et de déception, s’est mise à pleurer. Imaginez la scène ! Après les larmes, la colère ! Elle s’est mise à traiter sa mère de tous les mots. Son « cousin-frère » n’a pas été épargné. Il a reçu des mots des plus blessants. Aucun des deux n’a osé piper mot, la mère craignant pour son mariage, le cousin pour sa réputation. Cependant, l’inévitable a fini par arriver. Après plusieurs jours à bouder sa mère, la jeune fille a tout raconté à son père. Ce dernier commença par insulter sa fille.

Il trouvait inadmissible que sa fille (une lycéenne) puisse parler ainsi de sa mère et de son frère. Il n’a même pas pris la peine d’interroger son épouse (c’était impossible). Des jours sont ainsi passés. La tension ne se sentait plus. Cependant, la rumeur courrait. Un beau jour, S.S a entendu une fois de plus, la relation de sa femme avec son neveu.

Il n’en revenait pas. Après sa fille, les voisins. Bien que sceptique, il a cherché à en savoir plus. Son enquête l’a mené chez les voisins d’en face, témoins oculaires d’une scène compromettante. Ces derniers ne se sont pas faits prier pour raconter tout ce qu’ils savaient. Suite à cette intervention, S.S a commencé à y croire. Un plan pour savoir la vérité s’est établi dans sa tête. Un plan simple qui a porté ses fruits.

Il a simplement dit aux deux qu’il était au courant de leur relation et qu’il ne servait plus à rien de nier. Il a même exprimé le fait qu’il était en possession de photos. Il a également ajouté que les voisins les avaient vus. Face à toutes ses preuves, les coupables se sont retrouvés piégés. La seule alternative était de reconnaître les faits.

Déçu, S.S n’avait d’autre choix que de demander le divorce et couper les ponts avec son fils adoptif.

A ce jour, on ne saurait dire ce qu’ils sont advenus de P.M et L.S


Dansira Dembélé

Waati du 02 Avril 2009