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Lors des éliminatoires combinées de la Can et de la coupe du monde 2006, qui se sont déroulées respectivement en Egypte et en Allemagne, l’on se souvient que les Aigles du Mali ont été battus par les Eperviers du Togo en matches aller et retour (0-1, 1-2).

Ces défaites, l’on peut dire sans se tromper, ont été l’une des causes de la non qualification de notre équipe nationale à ces deux compétitions internationales. C’est pourquoi, il est impératif pour nous de ne pas reproduire les mêmes erreurs de 2006, à commencer par le match du dimanche.

Ce match est considéré comme l’un des plus importants pour les Aigles d’une part, mais aussi pour le peuple tout entier d’autre part. Important pour Jean François Jodar et ses joueurs parce que ça leur permettra, en cas de victoire, de se hisser en tête de leur poule, composée de la Sierra Leone et du Bénin.

Mais également pour que tout le peuple soit rassuré de leur qualification pour Ghana 2008 et oublier l’humiliation faite par les hommes de Stéphane Kéchi, au stade du 26 mars, il y a de cela plus d’un an et six mois (27 mars 2005).

Ce bon positionnement de nos Aigles et l’assurance du peuple malien passent obligatoirement par une victoire de Frédéric Oumar Kanouté et de ses collègues sur Addé Bayor le dimanche prochain. Toute chose qui ne compromettra pas leur chance de se qualifier à la Can 2008, au Ghana.

En terme clair, l’objectif de tout malien, qu’il soit de l’intérieur ou de l’extérieur, est de remporter les trois points de ce match. Mais cela ne pourra se faire sans l’effort conjugué de tous.

Que chacun apporte sa contribution pour conduire nos Aigles à la victoire : autorités, fédération, l’encadrement (entraîneur, entraîneur adjoint, joueurs), supporters etc. Parmi toutes ces composantes, le 12e homme, c’est-à-dire le public, joue l’un des rôles essentiels de la rencontre.

Il s’agira alors, pour ce 12e homme de comprendre que dans un match de football, il y a la victoire comme la défaite. Qu’on accepte de gagner, de perdre, telle est d’ailleurs la loi du sport. Cependant, qu’on comprenne que, si nous ne gagnons pas, que nous devons chercher les raisons de notre défaite, au lieu de culpabiliser les uns et les autres.

Pour ce faire, nous devons nous poser certaines questions : pourquoi n’avons-nous pas gagné ? Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Qu’est ce qui n’a pas fonctionné ? Que devons-nous faire pour améliorer cette performance ?

En football, il a toujours été vérifié que la meilleure équipe sur le papier ne gagne pas toujours. Dans ce cas, nous devons cesser de sous-estimer les équipes adverses : il faut prendre toutes les équipes au sérieux. Or c’est ce qui est notre défaut : banaliser les rencontres.

Tel a été d’ailleurs le piège dans lequel nous sommes tombés lors des éliminatoires de l’année dernière. A l’époque, après le tirage, on pensait que dans notre poule seul le Sénégal pouvait nous poser des problèmes. La suite est connue.

Dans ces éliminatoires également, dans notre poule, la Sierra Leone que tout le monde pensait la plus « faible » a prouvé le contraire. Les Aigles ont tout de même montré qu’ils n’étaient pas allés à Freetown pour s’amuser bien qu’ils n’ont pas empoché les trois points.

Quand nous comprendrons et procéderons ainsi à chaque fois que nos Aigles sortent, nous saurons sans doute dans l’avenir sur quel pied danser. Comme l’a confirmé Lea N’Diaye de la bourse du travail : « pour aller à Ghana 2008, il faut impérativement prendre toutes les équipes au sérieux. Que tout un chacun joue son rôle afin qu’on sorte la tête haute« .

Hadama B. Fofana

03 octobre 2006.