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La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre Modibo Sidibé, des membres du gouvernement, des gouverneurs de région, des préfets, des présidents des assemblées régionales, des maires et nombre d’invités.
La mise en œuvre du Ravec découle d’un constat.

Notre pays est confronté aujourd’hui à plusieurs difficultés d’ordre institutionnel, logistique et financier qui entament sérieusement sa fiabilité et ses performances. Afin de remédier à ces lacunes et handicapes, le Mali et ses partenaires ont décidé de réunir leurs efforts pour consolider et moderniser l’état-civil de notre pays à travers un vaste programme dénommé « Programme de consolidation et de modernisation de l’état civil au Mali« . Ce programme est composé de deux opérations complémentaires, à savoir le Ravec et la modernisation de l’état civil.

En ce qui concerne le Ravec, c’est une opération ayant pour but de recenser tous les citoyens maliens y compris ceux qui n’ont pas de pièces d’état civil, en recueillant leurs données (photos et empreintes digitales) afin de constituer un fichier central ouvert à diverses applications, avec attribution d’un identifiant unique.

Le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné, expliquera que l’opération consiste à court terme à collecter les données individuelles relatives à l’état civil de chaque citoyen, à moyen terme attribuer une identité unique à chaque personne recensée à partir des données biométriques, et à long terme mettre en place un système d’état civil sécurisé, fiable et moderne sur l’ensemble du territoire et des juridictions du Mali à l’extérieur.

Les avantages du Ravec sont nombreux, dira le ministre Koné en indiquant que l’opération permettra à deux millions d’enfants de 0 à 5 ans d’avoir un acte de naissance. Tout comme elle permettra de connaître avec précision le nombre des Maliens de l’intérieur comme de l’extérieur.

L’opération du recensement a été confiée à la société SAGEM sécurité qui intervient depuis une vingtaine d’années dans 60 pays à travers le monde. Elle coûtera plus de 9 milliards Fcfa à l’État et ses partenaires dont le Canada, la France et les Pays-Bas.

Une phase test est prévue en novembre prochain et le travail sur le terrain débutera en 2009 pour une durée de six mois. Plus de 3000 personnes seront impliquées dans la mise en œuvre du Ravec, a indiqué le directeur adjoint de la société SAGEM sécurité, Pierre Chastel qui était présent à la cérémonie de lancement.

Pour ce qui est de la modernisation de l’état civil, dira le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, c’est une opération fondée sur la formation des acteurs et la mise en place d’un réseau permettant d’actualiser et de mettre à jour les registres par la gestion permanente des faits d’état civil.

Contrairement au Ravec, la modernisation de l’état civil s’inscrit dans la durée. L’opération consistera entre autres, à la mise en place de logiciels et d’équipements informatiques de traitement, de production et de conservation des pièces d’état civil, à la construction de locaux de l’état civil, au déploiement d’un plan de maillage devant aboutir à terme à l’implantation d’un centre de déclaration par village, soit environ 12 000 centres, de manière à rapprocher au maximum le service public de l’état civil.

Le Mali est soutenu dans la mise en œuvre de la modernisation de l’état civil par la France, les Pays-Bas, l’UNICEF, le PNUD, la Belgique et l’Association internationale des maires de la Francophonie.

Le clou de la cérémonie a été l’enrôlement du chef de l’État qui devient ainsi le premier citoyen à être recensé. Aussitôt cet exercice terminé, le président Touré a solennellement lancé le recensement administratif à vocation d’état civil.

M. KÉITA

27 Octobre 2008