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Après la course au fauteuil présidentiel, neuf des vingt-sept candidats malheureux se verraient bien siéger à l’Assemblée nationale. Ils ont donc décidé de solliciter à nouveau le suffrage des maliens pour les élections législatives des 24 novembre et 15 décembre prochains.

jpg_une-2250.jpgSoumaïla Cissé, Housseiny Amion Guindo, Oumar Mariko, Mme Haïdara Aïchata Alhassane Cissé, Me Mountaga Tham, Dramane Dembélé, Niakoro Yeah Samaké et Konimba Sidibé sont candidats aux législatives du 24 novembre. Le président d’honneur de l’Union pour la République et la démocratie (Urd) veut récupérer le poste du président actif du parti, en l’occurrence, Younoussi Touré. Ce dernier semble aspirer à une retraite politique après avoir présidé l’Assemblée nationale du Mali durant la période de transition.

Housseiny Amion Guindo et Oumar Mariko, respectivement président de la Convergence pour la démocratie au Mali (Codem) et secrétaire général de la Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi) prennent le départ dans la région de Sikasso. Le premier est à la tête d’une solide alliance comprenant également les partis Adéma-Pasj et Miria. Quant au parti Sadi, il présente une liste propre à Kolondiéba où son candidat était arrivé premier dans la circonscription pendant la présidentielle.

L’unique candidate de la présidentielle est à la reconquête de son poste de député à Bourem, région de Gao. Si elle a siégé au parlement comme indépendante puis élue du Parti des héritiers du président Amadou Toumani Touré (le Pdes) pendant la législature 2007-2013, elle part cette fois-ci comme porte-étendard de l’Union malienne du Parti démocratique africain (Um-Rda).

A Ségou, le président du Congrès national d’initiatives démocratiques (Cnid-FYT) est sur une liste commune avec le candidat malheureux de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma-PASJ).

Dans le starting bloc à Kati, Niakoro Yeah Samaké, président du Parti de l’action civique et patriotique (Pacp), croisera le fer avec les groupements de partis RPM/Adéma-PASJ, Urd/Asma-CFP/Codem/Upr, entre autres. Mais il n’est pas, lui-même, dépourvu d’atout. Maire de la commune rurale de Ouelessebougou (un grand bastion électoral de Kati), il forme une alliance avec des formations populaires comme les partis Sadi, Yèlèma, Rpdm et Sira.

C’est Konimba Sidibé, président du Mouvement pour un destin commun (Modec) qui a pris un gros risque en s’appuyant sur une liste propre de son parti pour affronter quatre autres coalitions de partis politiques dans le cercle de Dioïla, dans la région de Koulikoro.

Seydou Coulibaly

© AFRIBONE

Le 29 Octobre 2013