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Le président de l’Assemblée nationale, accompagné du bureau qu’il dirige a respecté la tradition en présentant jeudi dernier ses vœux au président de la République. D’entrée de jeu, il a loué Dieu avant de rappeler que le Mali est une vieille et grande civilisation dont le socle est l’homme, tel que pétri par l’humanisme soudanien.

« Notre force, Monsieur le président, outre qu’elle réside dans notre foi commune, célébrée dans notre devise nationale, se trouve en réalité dans ce qui m’apparaît comme notre atout majeur : la nation. Oui, Monsieur le président, nous ne cesserons jamais de le souligner avec conviction, le Mali a la chance de constituer une nation. Ce concept semble à beaucoup une donnée en soi, à soi. Ils confondent le sentiment national et la catégorie historique. La nation à un contenu objectif, ce n’est et ne saurait être en aucun cas, une simple idée force. Elle se forme selon un processus complexe et obéit à des critères précis formulés avec clarté dès 1912 par le Commissaire bolchevique à la question nationale« , a déclaré IBK.

Le fait que le Mali soit l’une des rares et véritables nations en Afrique subsaharienne à permis, selon l’orateur, de réaliser notre totale intégration intérieure au long des siècles.
Il poursuit en ces termes : « lorsqu’un conflit survient et nous en avons eu notre lot, la médiation interne, grâce aux structures et réseaux anciens, conduit à l’apaisement. Cela doit demeurer. Notre chance de présence au monde résidera dans notre capacité à maintenir contre vents et marées, notre unité nationale, au moment où notre continent, connaît des soubresauts et des velléités irrédentistes« .

Le président de l’Assemblée nationale a ensuite reconnu que l’année 2005 n’a pas été facile pour notre pays. Que d’épreuves affrontées, a-t-il dit, mais heureusement surmontées!

« Rendons grâce à Allah Soub’hana Wat’Allah, 2005 aura été aussi une année de grande et sensible présence au monde pour notre pays. Réussir, dans la même année, à organiser et à abriter deux rencontres mondiales pour un pays aux ressources limitées comme le nôtre, pouvait procéder de la gageure. Nous l’avons fait, et réussi avec un brio unanimement reconnu. La rencontre parlementaire ACP-UE, tenue à Bamako, fait désormais date dans les annales diplomatiques parlementaires. C’est à l’honneur de tout notre peuple, certes, Monsieur le président. Il demeure que votre part personnelle fut grande dans la réussite incontestée de l’événement. Tout récemment, début décembre, la rencontre de vos pairs d’Afrique et de France tenue ici à Bamako, connut un éclatant succès d’organisation« , a t-il soutenu.

En outre, il s’est prononcé sur les élections générales à venir : « Monsieur le président, à peine deux années nous séparent d’un nouveau test démocratique majeur pour notre peuple et notre pays. Nous osons espérer que rien ne nous arrachera à la souhaitable sérénité que notre peuple attend et nous souhaitons ardemment que notre ensemble national sache raison garder« .

Il a rappelé au président de la République que le récent débat budgétaire, malgré son âpreté, a vu notre Assemblée nationale se rappeler sa mission essentielle et offrir un front uni.

Le chef de l’institution parlementaire espère que ce ne soit pas une éclaircie de circonstance ni d’opportunité.

Enfin, IBK a, en son nom personnel, au nom du Bureau de l’Assemblée nationale et au nom de l’ensemble des députés, présenté des vœux ardents et sincères de tous ordres à l’endroit du président de la République, à sa « digne épouse« , à toute sa famille et à l’ensemble de ses collaborateurs.

« Monsieur le président, que l’an nouveau de grâce 2006 soit une année faste pour le Mali et son peuple. Qu’il soit un nouvel an de confort de notre démocratie et de rayonnement de notre pays dans le concert des nations« , a t-il conclu.

Chahana TAKIOU

03 janvier 2006.