Partager

Les préparatifs des élections générales de 2007 vont bon train. Du moins du côté de la Dé­légation Générale aux Elections (DGE) et de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

C’est pourquoi, ces deux structures ont animé hier, mardi 27 février, une conférence de presse dans la salle de réunion de la DGE.

Les conférenciers étaient au nombre de qua­tre : Sine Alou Théra, Dé­légué adjoint aux élections, Fodié Touré, président de la CENI, Adama Diarra et Me Elias Touré, respecti­vement 1er et 4ème vice-président de la CENI.

Le premier intervenant, Sine Alou Théra, très en­thousiaste a d’abord an­noncé que les cartes d’électeurs ont été confec­tionnées à Paris notam­ment à l’Imprimerie natio­nale de France.

Avant d’ajouter qu’ « el­les sont là depuis le diman­che 26 février à 5 heures du matin« .

Bittar et Tomota mordent la poussière

Ensuite, il a expliqué comment Cette société française, en partenariat avec une autre société malienne, en l’occurrence Transfopam, a enlevé ce marché juteux.

En effet, 5 sociétés avaient pris part à l’Appel d’Offres International, lancé par la DGE en décembre dernier.

Ce sont : SMIF Ousmane Limited (177, 5 mil­lions de FCFA) Bittar im­pression (1,019 milliard de FCFA) Graphique Industrie de Alou Tomota (297, 3 millions de FCFA) et Fran­çois Charles Oberturé (233,2 millions de FCFA) Transfopam en partenariat avec l’Imprimerie nationale de France (212, 4 millions de FCFA).

A l’exception de cette dernière qui a donné un délai de 15 jours, toutes les autres sociétés ont an­noncé un délai de 30 jours. Au finish, c’est bien l’Impri­merie nationale de France (son partenaire malien n’est qu’une couverture stratégique) qui a été rete­nue.

Des cartes infalsifiables

II semble que les socié­tés maliennes aient même bénéficié d’un abattement de 15%. Malgré tout, aucune d’elles n’a enlevé le marché. « Nous n’avons pas voulu jouer au nationa­lisme pour ensuite affron­ter certaines difficultés » a laissé entendre Me Elias Touré de la CENI (au nom de cette structure, il a par­ticipé au dépouillement en qualité d’observateur).

A en croire le président de la CENI, Fodié Touré, l’Imprimerie nationale de France a bien fait le travail en respectant le cahier de charges et la décision du ministre en charge de l’or­ganisation des élections, Kafougouna Koné.

 » Nous allons superviser et suivre l’ensemble du pro­cessus électoral. C’est dans ce cadre que nous vérifions la conformité des cartes par rapport au mo­dèle et caractéristiques techniques définies dans le cahier de charges. Les cartes sont bien imprimées. Il n’y a aucune falsification possible, les mesures de sécurité ont été observées. Nous avons eu l’occasion de constater cela au cours d’une mis­sion, à Paris. Les cartes sont actuellement à Ba­mako, au niveau du bureau du fichier électoral sis à la Bibliothèque nationale » a déclaré Fodié Touré.

Il estime que le proces­sus marche normalement et qu’il n’y a pas d’inquié­tudes à se faire.

Tout en espérant que cette tendance sera main­tenue pour réussir des élections apaisées.

Les cartes d’électeurs infalsifiables sont à Ba­mako. Elles sont au nom­bre de 7,2 millions dont 6,55 millions pour les Ma­liens de l’intérieur et 650 000 cartes pour les Maliens de l’extérieur.

La différence entre ces deux types de cartes ré­side seulement au niveau de l’adresse. Sinon elles sont les mêmes. Elles sont toutes de couleur rosée.

Soulignons à ce niveau que 8 000 cartes en spéci­men accompagnent les vraies cartes d’électeurs.

Ce qu’il faut relever, c’est que le fichier n’est toujours pas verrouillé et le nombre d’électeurs n’est toujours pas connu.

En tout cas, d’ici au 15 mars, le verrouillage du fichier électoral et la personnalisation des cartes d’électeurs seront effectifs a confié le Délégué Général adjoint aux élections, Sina AIouThéra.

Chahana Takiou

28 fev 07.