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Fidèle à sa vocation de parti visionnaire et de propositions, l’Union des patriotes pour la République, vient de se prononcer sur deux sujets brûlants de l’heure : les élections 2012 et la situation sécuritaire du pays. Par rapport aux élections, le président de l’Urp et ses camarades proposent l’annulation du référendum. En ce qui concerne le Nord Mali, les Patriotes proposent que l’Assemblée nationale interpelle le chef du gouvernement et le ministre de la défense et des anciens combattants afin qu’ils disent, enfin, au peuple ce qui se passe réellement.

C’est à la faveur d’une conférence de presse animée le dimanche 19 février dernier par Dr. Modibo Soumaré (assisté du vice président du parti, Sékou Kéïta) que ces propositions ont été rendues publiques. Modibo Soumaré s’inquiète du silence des autorités par rapport à la Présidentielle et au référendum dont la date (29 avril) est toujours maintenue. Pourtant, il y a danger, car la constitution dit qu’un référendum ne peut se tenir même si une petite portion du territoire est occupée.

« C’est maintenant qu’il faut en informer le peuple et non la veille du scrutin », défend Dr. Soumaré. L’Urp propose alors de surseoir au référendum et de mettre les moyens dégagés pour ce scrutin à la disposition de l’armée afin de la renforcer pour un retour définitif de la paix.

En outre, pour ce parti, même l’élection présidentielle ne peut se tenir dans le contexte actuel où des attaques sporadiques sont signalées par-ci, par-là. Dès lors, on s’achemine inéluctablement vers une transition. Mais avec qui ? s’interroge Dr. Soumaré.

Le président de l’Urp se pose une autre question : Où en sommes-nous avec la sécurité dans le pays ? Modibo, lui-même, répond : « C’est le silence radio à tous les niveaux. Seul le président de la République parle, comme s’il n’avait pas de gouvernement. L’Assemblée nationale est aussi muette que l’armée. C’est la démission collective. C’est ATT endosse tout ». Pour lui, il faut mettre fin à cette guerre, par tous les moyens ; à commencer par interpeller le ministre de la défense et des anciens combattants pour qu’il dise la vérité au peuple malien. L’Urp propose aussi que : le gouvernement communique largement et à temps réel sur la situation sécuritaire au nord Mali ; l’Etat demande une aide à l’Otan, aux pays occidentaux et même à des pays africains.

Enfin, l’Urp n’adhère pas au Plan de sortie de crise des partis politiques remis au chef de l’Etat, car c’est illégal, pensent ses responsables. Qui proposent que le gouvernement soit mis devant ses responsabilités.

Sékou Tamboura

Le 23 Février 2012