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Une délégation du Comité national de l’égal accès aux médias d’Etat (CNEAME) vient de séjourner auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de la France et de la Haute autorité de l’audiovisuel (HAAC) du Bénin. En cette veille de consultations électorales au Mali, l’objet était de s’inspirer des expériences de ces deux instances de régulation des médias en matière de gestion des campagnes électorales.

Une délégation du Comité national de l’égal accès aux médias d’Etat (CNEAME) a effectué des voyages d’études auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de la France et de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) du Bénin.

Le but de tels déplacements était de faire des échanges avec ces deux instances de régulation de l’audiovisuel et surtout de s’imprégner de leur expérience en matière de gestion du temps d’antenne et du temps de parole des partis et hommes politiques à la télévision lors des campagnes électorales.

En France, les membres de la délégation conduite par le président Boubacar Diallo ont participé aux réunions plénières du CSA dirigé par Dominique Baudis – remplacé depuis le 24 janvier dernier par Michel Bo-yon.

Ils ont également eu des séances de travail avec certains départements techniques de cet organe de régulation.
Au Bénin, les séances de travail ont eu lieu avec les présidents de plusieurs commissions de la HAAC: « Législation et contentieux », « Formation et documentation », « Carte et presse », « Ethique et déontologie », « Médias de service public » et « Médias du secteur privé ». Elles se sont aussi tenues avec les membres du bureau de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique des médias (ODEM).

Les membres de la délégation ont également assisté à une séance d’audition publique de responsables d’organes de presse organisée par la HAAC. Et visité la cabine d’écoute et de visionnage de cette instance, l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (ORTB), l’Office national d’imprimerie et de presse (ONIP), la Maison des médias, la chaîne de télévision « LC2 », la radio privée « Wéké ».
De même que le secrétariat exécutif du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (RIARC).

Cette initiative du CNEAME tombe à point nommé à la veille des élections générales de 2007 au Mali.
De fait, elle s’inscrit dans le cadre des missions institutionnelles à lui dévolues par la loi organique n°93/001 du 6 janvier 1993 le créant.

Composé de sept membres, le CNEAME a pour attribution fondamentale d’assurer «l’égal accès de tous aux médias d’Etat… A ce titre, il veille à l’équilibre et au pluralisme de l’information en tenant compte des différentes sensibilités politiques, économiques, sociales et culturelles du pays ; à une gestion équitable du temps d’antenne et de l’espace rédactionnel consacrés aux candidats et aux formations politiques pendant les campagnes électorales».

Selon le président Boubacar Diallo, le CNEAME reste cependant confronté à plusieurs défis majeurs telles que la non-couverture, par son champ de compétence, de la presse privée malgré le rôle majeur des médias de proximité qui composent celle-ci notamment lors des municipales, l’impossibilité de sanctionner les médias en cas de défaillance, la construction d’un studio d’enregistrement, la couverture de l’ensemble du territoire national par les ondes de l’ORTM.

Et surtout la création d’un seul organe de régulation des médias en lieu et place des deux instances qui existent aujourd’hui, c’est-à-dire, en plus du CNEAME, le Conseil supérieur de la communication.

Zoubeirou MAIGA

31 janvier 2007.