Partager

Le gouvernement maintient le bulletin unique, les partis politiques protestent

Cafouillage, contentieux judiciaires et faible taux de participation. Voilà les maux qui risquent d’entacher la régularité des élections communales du 26 avril prochain face à la volonté du gouvernement de maintenir, vaille que vaille, le système du bulletin unique. Tel est l’avis de plusieurs participants qui ont pris part, hier lundi 23 février, au ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales (MATCL) à une réunion d’information, entre le chef de ce département, le Général Kafougouna Koné, et les responsables des formations politiques autour des élections communales du 26 avril prochain.

La traditionnelle rencontre d’information d’hier lundi 23 février, sur l’état des préparatifs des élections communales du 26 avril prochain entre le ministère de l’Administration territoriale et des collectivités locales (MATCL) et les partis politiques, a soulevé de réelles inquiétudes quant au bon déroulement de ce scrutin.

Au nombre de ces inquiétudes figure, en premier lieu, le bulletin unique. Pour certaines formations politiques, à commencer par l’UFDP du Colonel Youssouf Traoré et le MPR, « les communales étant des élections de proximité, elles vont enregistrer la participation de plusieurs partis politiques qui ne seront bien identifié par les électeurs ». Ce point de vue a été soutenu par plusieurs autres responsables des partis politiques.

Pour eux, le bulletin unique pour les élections communales entraînera le pays dans une situation de confusion et pourrait être à l’origine d’un terrible cafouillage avec son cortège de contentieux judiciaires ou tout simplement de découragement des électeurs avec comme conséquence un faible taux de participation aux élections.

Toutefois, pour apaiser les esprits, le Général Kafougouna Koné a assuré les uns et les autres que le gouvernement est en train de prendre des mesures pour que ces élections se déroulent dans de bonnes conditions.

Déjà un chronogramme a été rendu public lors de la réunion d’hier lundi 23 février, quant au calendrier du processus électoral. Ainsi, le directeur national de l’intérieur M. Sow a fait savoir que la date limite de dépôt des candidatures auprès des gouvernorats et préfectures est fixée au 11 mars à minuit.

La distribution des cartes d’électeurs commence au 26 mars au 22 avril. Quant à la campagne proprement dite, elle s’ouvre le 10 avril pour se terminer le 24.

Le Rassemblement Pour le Mali (RPM) représenté à la réunion par Kaba Diarra a également soulevé la question du fichier électoral qui, selon lui, ne serait pas assez fiable.

En réponse à cette préoccupation, le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le Général Kafougouna Koné a laissé entendre que ni la Délégation Générale aux Elections (DGE) ni la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) n’ont fait état des inquiétudes soulignées par le RPM. Et en conséquence, « toutes les dispositions sont en train d’être prises pour aller à une élection transparente et crédible ».

Alassane DIARRA

24 Février 2009