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La classe politique connaitra dans quelques jours une nouvelle recomposition. Les ambitions des uns et des autres traduisent une certaine motivation des politiques dont l’objectif principal est de convaincre à tout prix la société civile à s’intéresser davantage à la politique.

L’ADEMA VISE LA MAJORITÉ

Le président du Parti Africain pour la Solidarité et le Justice n’est pas allé avec le dos de la cuillère. Il a déclaré à l’occasion du lancement de la campagne le samedi 11 avril dernier ceci: “Le pouvoir nous a échappé en 2002. Il faut qu’on le recupère en 2012. Et pour cela, il faut passer par les élections communales du 26 avril. Donc, nous devons avoir la majorité pour empêcher les autres partis de former des majorités bizarres…”.
C’est dire que l’objectif prinicpal de l’Adéma est de ratisser large durant les communales afin de s’assurer une base solide. Et pourtant, le chemin semble épineux pour l’ex-parti au pouvoir eu égard à la colère de certaines communes contre des maires sortants issus de ses rangs.

L’URD VEUT PRENDRE LA TÊTE

Le parti de la poignée de main clame haut et fort qu’il en a mare d’être en deuxième position. Il entend prendre la tête de la classe politique à travers les communales du 26 avril. Rappelons que l’URD a été créée en 2003 et déjà en 2004 elle est devenue la 3ème force politique, puis passera à la 2ème place après les législatives de 2007.
De nos jours, les barons de ce parti pensent que l’heure est venue pour eux de passer devant l’ADEMA. Le principal handicap de l’URD demeure la fragilité de certaines de ses sections et sous-section. Rappelons que bon nombre de ces structures sont formées de militants issus d’autres formations politiques, surtout ceux qui n’avaient plus de porte de sortie pour se procurer un poste politique ou tout autre avantage permettant de se faire voir.

RPM-CNID-MPR

Ces trois partis politiques formaient en 2002 la figure de proue de Espoir 2002. Après l’éclatement de cet ensemble, le CNID et le MPR ont suivi la mouvance présidentielle laissant seul le RPM à l’opposition. Ce parti se trouve au sein du FDR qui peine à se faire une place au soleil. De nos jours, le MPR, du point de vue visibilité, a dépassé le CNID-FYT et le RPM.

Dans bon nombre de communes, ces partis militent seuls. Ce qui va les fragiliser davantage car, ils risquent d’avoir un petit nombre d’élus. Le RPM tend toujours à recupérer son prestige d’antan qui avait fait de lui la 2ème force politique.

Mais les rangs du parti ont été fragilisés par de nombreuses démissions, le manque de moyen. Quant au CNID, il pense pouvoir mieux faire qu’auparavant.

B.S

17 avril 2009