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Les élections locales ont vécu le dimanche 26 avril sur l’ensemble du territoire national. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que la “machine” de la fraude a une fois de plus marché dans le District de Bamako à travers la distribution des billets de banques et le vote avec des cartes nuitamment enlevées.

Une habitude de fraude

Dans le District de Bamako, certains candidats n’assurent leur réélection et où leur élection comme conseillers communaux sans recourir à la méthode de tripatouillage. Ils passent par plusieurs moyens afin de parvenir à leur fin, entre autres : l’achat de consciences des électeurs par des billets de 1000 F et de 2000 F le vol des cartes non retirées et l’acquisition frauduleuse des bulletins de vote.

Ainsi, le dimanche passé, les centres de vote étaient inondés par des personnes qui s’y étaient rendu pour voter illégalement où faire voter d’autres. Les candidats incriminés dans ces faits pour effectuer de façon efficiente leur acte choisissent une famille voisine pour installer leur Quartier Général (QG) où les billets et les cartes d’électeurs sont transmis à leurs utilisateurs finaux pour bourrer les urnes en leur nom.


L’utilisation des cartes non enlevées

Dans le District de Bamako et surtout dans les centres de vote de la commune VI, à 13 heures les cartes n’ayant pas été retirées par leurs propriétaires n’étaient pas disponibles dans les bureaux de vote.

Ce qui a irrité un candidat PCR en Commune VI du nom de Yaya Coulibaly qui disait ceci :“Les gens qui ont leurs noms sur les listes électorales, on nous avait dit qu’une fois arrivés au niveau des centres, ils pouvaient trouver leurs cartes dans les bureaux de vote. Et ce qui n’est pas le cas actuellement. Cela est dû surtout à une mauvaise organisation des élections.

Normalement les cartes devraient être à la disposition de la CENI, mais ce que nous constatons, il n’y a pas de différence entre la CENI et la mairie et tous ceux qui sont chargés d’organiser les élections. Je pense qu’il ont fait une rétention expresse des cartes, parce qu’on voit des personnes entrées avec des cartes, et nous on a des militants qui attendent les cartes et qui veulent voter dans la légalité.

Cette situation entraîne le recul dans la démocratie. En démocratie le vote doit être libre, mais on ne doit pas guider les gens vers les centres, c’est ça qui explique généralement le recul de notre processus démocratique”.

Des témoignages sur la base de la fraude

L’autre fait que certains citoyens soucieux du bon déroulement des élections ont condamné, c’est le témoignage multiple. Les candidats peu orthodoxes à l’égard de la légalité du vote avaient aligné des témoins et quand un militant acquis à leur cause pointait le nez sans les pièces nécessaires, ces témoins prenaient sa défense pour que leur candidat gagne des voix.

Ainsi, à la publication des résultats les premières tendances donnaient gagnants les détenteurs des fameuses “machines de fraude”.


Mamoutou DIALLO

28 Avril 2009