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L’équipe sortante de la mairie de la Commune V aura du pain sur la planche. Au fur et à mesure que la date des élections s’approche, les électeurs se dressent contre l’autorité communale, arguant qu’elle n’a rien fait durant 5 ans que de vendre les parcelles destinées aux espaces publics.

Les chances de la liste URD s’aménuisent à quelques semaines du scrutin. Ce que bon nombre d’électeurs déplorent, c’est la reconduction du maire sortant malgré ses multiples accrochages avec les populations par personnes interposées dans les quartiers tels Sabalibougou, Badalabougou, Daoudabougou. Toutes les promesses relatives à bonne organisation des marchés, la construction des voies, l’assainissement entre autres sont restées vaines.

La rupture avec les électeurs

En réalité, une visite dans les différents quartiers de la Commune V peut édifier n’importe quel citoyen. Durant les cinq ans dans certains quartiers, les citoyens n’ont jamais reçu la visite du maire, si ce n’est avec les policiers pour des contentieux fonciers. Autrement dit, il avait coupé le pont avec les électeurs.

Et l’heure du compte à rebours a sonné. Certains n’hésitent pas à afficher leur colère contre le maire, affirmant qu’il ne mérite pas d’être réélu. Déjà des voix se lèvent pour mobiliser les jeunes contre la liste URD. Or, au sein de ce parti, Demba Fané est bien soutenu par des cadres puissants du Bureau Exécutif National.


Une bataille rude en perspective

En effet, la liste URD aura pour adversaires farouches les têtes de liste de l’ADEMA-PASJ et du CNID-Faso Yiriwa Ton. Les abeilles jurent de déloger l’URD de la mairie de la Commune V pour des raisons stratégiques. Car les Communes V et VI demeurent des bastions électoraux qui pourront donner un grand avantage à l’ADEMA durant les présidentielles de 2012.

En Commune V, il y avait deux sous-sections de l’URD à Daoudabougou de sa création jusqu’en 2007. Cela à cause de sa popularité et de la mésentente de certains barons. Mais depuis les législatives de 2007, l’URD a connu une vraie saignée. Bon nombre de ses militants de Daoudabougou, Sabalibougou et Kalaban-Coura ont rejoint manu militari le PASJ, le CNID-FYT et le MIRIA.

C’est dire que le candidat de l’URD se trouve en mauvaise posture. Mieux, le clan de Galaye Doucouré qui a été trahi au profit de Demba Fané (Galaye était tête de liste de l’URD en 2004 et était le candidat de l’URD au poste de maire) ne va pas se distancer d’une semelle. Car l’homme a les possibilités de renverser la tendance.

Il dispose d’un électorat important à Badalabougou malgré son changement de parti au profit de l’ADEMA-PASJ. De nos jours, l’URD est en train de gérer une crise interne qui n’a pas encore fini de faire saigner le parti.


B.S

01 Avril 2009