Partager

Le Président du Conseil Malien des Chargeurs, Amadou Djigué, nourrit de grandes ambitions pour l’approvisionnement régulier du Mali en produits de tous genres, y compris ceux de première nécessité et faire jouer au Conseil Malien des Chargeurs (CMC) un rôle de premier plan dans le développement économique du Mali. L’un de ses rêves, c’est le dragage du fleuve Sénégal, de Saint-Louis à Kayes, de telle sorte que des bateaux de 10 000 à 12 000 tonnes puissent le fréquenter.

Mieux, il souhaite vivement la construction d’un port pour les petits et moyens bateaux à Ambidedi et assurer la navigabilité du fleuve jusqu’à Manantali. Il s’agit, en fait, de faire du Mali un pays de transit bien branché sur le trafic international, un pays qui reçoit et distribue dans toute la sous-région, un pays qui ne manquera de rien. Consommateurs, opérateurs économiques, pouvoirs publics, tout le monde gagne à ce jeu.

Afin de faire de ces ambitions une réalité palpable, Amadou Djigué a décidé de rempiler à la tête du CMC pour un nouveau mandat de trois ans. Le bilan des actes qu’il a posés plaide largement pour sa candidature. Est-il encore besoin de rappeler le scénario-catastrophe qu’il a évité au Mali après l’éclatement de la crise ivoirienne en septembre 2002? En effet, notre pays dont 90% des marchandises transitaient par le port d’Abidjan, courait tout droit à une crise socioéconomique née d’une grave pénurie en produits en tous genres.

Jouant de son entregent, le président du Conseil Malien des Chargeurs a bravé le danger pour aller tirer 1 500 conteneurs, soit 22 000 tonnes de marchandises, du guêpier ivoirien. Au grand soulagement des chargeurs qui étaient sur le point de perdre des milliards de FCFA. Amadou Djigué s’est, par ailleurs, fait fort pour que la réouverture du corridor d’Abidjan soit une réalité, faisant ainsi économiser aux chargeurs plus de 2 millions de FCFA par camion sur les coûts de transport. Faut-il encore évoquer les facilités dont les opérateurs économiques maliens jouissent présentement dans tous les ports de la sous région : Tema, Accra, Lomé, Dakar?

A regard de toutes ces considérations, il apparaît que présider une structure comme le Conseil Malien des Chargeurs n’est pas fait pour un enfant de chœur. Loin s’en faut. A la tête de plusieurs sociétés dont Djigué SA, la Société du Pont de Kayes, Consul Honoraire de la Turquie au Mali et président du Conseil d’administration de plusieurs sociétés d’assurance de la place dont les assurances Lafia, Amadou Djigué, qui jouit de 40 ans d’expérience, en a assurément l’étoffe.

Yaya SIDIBE

23 février 2007.