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Dans un communique de presse relatif à l’élection présidentielle du 28 juillet 2013, la Coordination d’Associations et d’organisations de la société civile « Mali Ka Welekan », n’est pas passée par quatre chemins pour dénoncer les programmes des candidats qui ne sont pas, selon lui, suffisamment clairs tant en terme d’objectifs, de coûts, de sources de financement et de chronogramme d’exécution.

Pour marquer sa volonté de sortir de la grave crise institutionnelle qui le secoue depuis le 22 mars 2013, le Mali, à travers les autorités de la transition, avec le soutien de la communauté internationale, a décidé d’organiser l’élection du Président de la République le 28 juillet 2013. Dans le cadre de cette élection, le 2 juillet 2013, la Cours Constitutionnelle du Mali a publié la liste de 28 candidats sur 36 prétendants. La Coordination d’Associations et d’Organisations de la société civile « Mali Ka Welekan –MAWKAN », félicite chacun des candidats. Cependant, conformément à sa mission de doter la nation malienne d’une société civile active, forte, capable de prévenir et de répondre aux questions d’intérêt national, la Coordination d’Associations et d’Organisations de la société civile « Mali Ka Welekan –MAWKAN », a le regret de constater que le changement tant souhaité par le Peuple malien est, d’ores et déjà, pris en otage.

La campagne présidentielle initiée depuis quelques jours arrive difficilement à annoncer les couleurs du changement auquel s’attend le peuple malien dans sa grande majorité. En plus des comportements qui sont de nature à dévoyer la démocratie, c’est avec beaucoup d’amertume que les maliens assistent aux différentes prestations des candidats qui arrivent difficilement à convaincre avec des programmes et des projets de sociétés, qui prennent souvent l’allure de « copier coller », pour ne pas dire du déjà vu. Tous, pratiquement confondent vitesse et précipitation. Comme s’ils prenaient le peuple pour des enfants à berner, les candidats se sont lancés dans des batailles de chiffres, sans souvent dire comment ils feront pour atteindre les résultats annoncés et avec quels moyens. Il faut que cela soit clair pour tous, les maliens veulent du concret et ne sont plus prêts à se laisser berner par des paroles et des discours à l’allant de miel. Que valent des programmes qui ne sont pas suffisamment clairs tant en terme d’objectifs, de coûts, de sources de financement et de chronogramme d’exécution.

Ce sont-là, autant d’éléments qui aideraient les citoyens à l’heure de l’évaluation. A moins que tous les candidats aient déjà opté à reléguer l’obligation de redévabilité aux calendes grecques. D’ores et déjà, MAWKAN voudrait attirer l’attention de tous sur son engagement à dénoncer publiquement, le non respect des engagements pris, dans son programme, par le candidat qui sera élu président. Aussi, MAWKAN interpelle l’ensemble de la population à rester vigilante et mobilisée pour que le futur président du Mali soit celui qui prendraient suffisamment en compte les intérêts du Mali, des maliens et des maliennes.

Bamako, le 16 juillet 2013.

Le Président

Baba Yagaré DIAKITE

Le Républicain du 19 Juillet 2013