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Pouvons-nous dire que IBK a été un président pour rien ?
Nous sommes tentés de dire NON, mais c’est le OUI qui l’emporte .
Le candidat IBK avait promis de donner de l’espoir aux maliennes et maliens. C’est pour cette raison qu’il a été élu à 78%. Nous avons à travers les cris de détresse de toutes les couches de la population compris que la déception est à son comble et qu’il risque d’être battu en 2017.

Plus que le constat d’une vaste trahison, son quinquennat est tout d’abord l’histoire d’un parfait malentendu entre le peuple et lui.

Le grand électorat qui l’a élu a été à la fois les victimes et les complices de cet énorme désespoir. Pour lui avoir fait trop confiance et sans assez écouté ceux qui l’on connu quand il était au commande avec le président Alpha, pas assez vérifié et sans se pencher vraiment sur son caractère, le peuple s’est laissé trompé dans sa majorité sur marchandise. C’est vrai que toute campagne électorale réclame sa part d’ivresse démagogique, celle d’IBK n’a pas dérogé à cette règle d’or.

Son véritable adversaire en 2018, n’est pas le peuple, mais ses promesses non tenues, son manque d’écoute, le faite qu’il s’est mis à plat ventre sous la pression des autorités françaises. Ce dégoût pour le quinquennat d’IBK fera entrer dans l’arène des compétitions présidentielles pour 2018, de jeunes loups aux dents longues, même s’ils ne sont pas tous milliardaires, ils ont qu’à même des soutiens forts. Nous présumons que dans le starting-block il y a Modibo KONE du Mouvement Mali Kanu. Il veut entrer dans l’histoire grâce au soutien de plusieurs grandes figures du monde politique ouest-africaine, depuis Dakar, jusqu’au château du roi BEHANZIN, en passant par la lagune Ebrié. Ce mouvement regroupe déjà plusieurs cadres des grands partis du Mali, estimé aujourd’hui à 4 000 soutiens. Sa stratégie de campagne est basée sur l’encerclement de l’adversaire. Il y a également Aliou Boubacar DIALLO. Ce self made man dans les affaires a une revanche à prendre sur l’histoire récente du Mali. En effet ce cadre a renoncé en 2013 à sa candidature au profit de celle d’IBK.

En retour IBK devrait créer les conditions pour faire émerger d’autres industriels maliens. Cela n’a pas été le cas, au contraire IBK à tout mis en œuvre pour lui arracher sa mine d’or de Kalana. Son parti l’ADP-Maliba aura son mot à dire dans les futures joutes électorales sous la direction de Amadou THIAM, le jeune manager politique.

Moussa MARA, le fils de Joseph n’a jamais caché son intention d’être sur la ligne de départ pour 2018. Il se prépare à cela il y a plus de 10 ans. Sa commune V, est devenue pour les supposé grands partis traditionnels, une forteresse imprenable, donc difficile de le déloger. Il est soutenu depuis deux ans, par certains ténors du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM). Ses ambitions lui ont valu des représailles de la part du président IBK concernant l’affaire de la débâcle des FAMAS, le 21 mai 2014 à Kidal. Il est tenu pour responsable de cette situation. Sur la demande d’IBK, il passera devant la justice malienne aux ordres d’IBK qui est le premier responsable de ladite situation. Il n’est pas exclu que l’ancien président de la transition, le Professeur Dioncounda TRAORE, se mette aussi sur la ligne de départ, car de plus en plus, certaines sources disent qu’il est plus près du OUIque du NON traditionnel. Il a la confiance du peuple, pour avoir bien dirigé la transition, et surtout, le ‘’niet’’ qu’il a prononcé contre une première monture de l’Accord de Ouaga en 2013.

Même si les ministres ADEMA rament à contre-courant de la volonté des structures du parti, la base du parti réclame fermement une candidature interne fut-elle, celle de Dioncounda ou Kalifa SANOGO. S’ajouteront aux candidatures ci-dessus citées, celles de Choguel MAIGA du MPR, de Maitre Mountaga TALL du CNID, de Soumaïla CISSE de l’URD, le vrai challenger d’IBK pour 2018, de Modibo SIDIBE, qui vient d’être adulé pour les anciens premiers Ministres français à travers ses conférences animées en France tout récemment, et de celle de Oumar MARIKOle Mélenchon malien. Ce dernier est dans toutes les compétitions, il est rompu à l’art oratoire pour détruire ses adversaires. Une bonne partie du peuple l’écoute vraiment.

Il n’est donc pas sur la ligne de départ pour rien. Déjà huit adversaires présumés pour être candidats de leurs formations respectives pour 2018, auront pour rôle d’éclater en petits morceaux, le taux de 47% obtenu en 2013 par le candidat IBK au premier tour. Avec en ligne de mire que toute dispersion de l’électoral soit fatale pour IBK. Un regroupement des ‘’TS IBK’’ (Tout sauf IBK) pourra mettre fin au deuxième tour au mandat d’IBK. En politique, il n’y a pas de malentendus, il n’y a que des malentendants selon Pierre REY. En 2018, la tenue des élections dépendra du climat sécuritaire, même si la Cour Constitutionnelle estime qu’il n’y a que de l’insécurité résiduelle.

Badou S KOBA

Du 13 Juillet 2017